Vous aimez les émotions fortes ? Offrez vous une journée de pêche au thon rouge en Méditerranée.

 

Une réglementation stricte encadre la pêche au thon rouge en Méditerranée (arrêté ministériel du 11 février 2015). C’est d’ailleurs grâce à celle-ci, qui s’applique également aux pêcheurs professionnels, que le thon rouge est à nouveau présent sur nos côtes. On peut le pêcher en « no kill » du 4 juillet au 31 octobre. La période où le poisson peut être conservé va du 13 juillet au 30 août et du 12 au 25 septembre si les quotas ne sont pas atteints. En effet, pour conserver un thon, il faut être en possession de bagues délivrées par l’Administration et un tonnage est attribué à chaque club.

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A noter aussi que la taille minimale pour garder un thon est de 1,15 m ou 30 kg. En dessous de cette taille, le poisson doit obligatoirement être relâché.

 

On pêche le thon rouge au « broumé », soit au mouillage, soit en dérive ; on peut également en capturer à la traîne, cette méthode est plus destinée à des « petits » thons (de 30 à 50 kg). Bien sûr, il faut avoir le pied marin et ne pas avoir le mal de mer car on part pour la journée, parfois à 30 km au large. Des médicaments efficaces, y compris homéopathiques, existent pour pallier ce problème. On peut même se faire poser un patch derrière l’oreille.

 

Pour trouver un embarquement, vous pouvez contacter un bateau charter ou un club de pêche au gros par l’intermédiaire des capitaineries ou en visitant les sites web des Fédérations .

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Il existe des clubs un peu partout : Port- Vendres, Argelès, Saint Cyprien, Gruissan, Cap d’Agde... L’ambiance à bord est chaleureuse car vous avez à faire à des passionnés.

 

Le principe de cette pêche est simple mais le matériel est impressionnant : moulinet 14/0 contenant un km de 90/100ème (130 lbs), canne puissante, siège de combat. En effet, en cas de départ, vous allez être confronté à un adversaire, que vous allez combattre, mais vous ne serez pas forcément le vainqueur.

Pour faire « monter » un thon il faut jeter des sardines à la mer à intervalles réguliers de façon à former une chaîne qu’il remontera (c’est le « broumé »). Il finira par trouver celle dans laquelle se cache l’hameçon et là vous entendrez le moulinet « chanter ». Les équipiers remonteront les autres cannes, vous passerez le harnais et vous vous installerez sur le siège après avoir enfilé des gants, car le fil est tellement tendu qu’on ne peut le prendre à main nue et si l’un de vos doigts part à l’eau ce n’est pas facile à repécher… On vous passera alors la canne que l’on attachera à votre harnais.

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Vous serez alors solidaire de votre prise et ce sera le début d’une drôle d’aventure.

 

Vous comprendrez vite que le thon est un poisson puissant, vaillant qui défend chèrement sa vie. Il vous faudra « pomper » pour lui reprendre du fil, mètre par mètre. Ce sont véritablement des moments inoubliables ! Sachez qu’un thon nage à 80 km/heure et que sur le rush de départ il peut prendre 700 à 800 mètres de fil. Au bout d’un certain temps, une heure, deux heures voire plus, il arrivera au bateau. Vous n’êtes pas au bout de vos peines car il faudra le gaffer, un équipier s’en chargera : c’est le moment le plus délicat car il peut repartir. Vous pouvez aussi le relâcher après la photo qui sera la marque de votre exploit.

En tout cas, après une telle expérience vous n’aurez qu’une seule envie, revenir pour vous mesurer à nouveau à ce si beau poisson.

 

Le plus gros poisson que j’ai combattu pesait 230 kilos mais j’aurais bien voulu voir celui qui m’a balladée pendant 3 heures au large d’Argelès. Il a fini par casser ; j’ai pleuré de l’avoir perdu, mais je l’ai applaudi pour sa vaillance. Il m’arrive encore d’en rêver.

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