La Formula Dift, qu'est-ce que c'est ?

   Le drift doit un peu vous parler, surtout si vous êtes un inconditionnel de Need For Speed ou des vidéos virales de Ken Block et ses Gymkhanas. Pas la plus grande discipline #Automobile mais sûrement une des plus spectaculaires, la Formula Drift regroupe une soixantaine de teams et concurrents sur toute l'Amérique du Nord et le Japon, sur des tracés urbains comme routiers. L'idée est simple : filer à toute vitesse avec le plus de fumée à l'arrière-train. Mais, dans la pratique, c'est toute une science.

 

Le drift, un art avec un grand A.

   Il existe mille et une techniques pour y parvenir (juste une vingtaine, mais c'est beaucoup).

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La plus simple est d'envoyer un maximum de puissance aux roues arrières afin d'annuler leur adhérence à la piste, ce qui a pour effet de faire glisser la voiture. Bien d'autres exemples peuvent être cités, comme le E-Brake (utilisation du frein à main), le Dirt Drop Drift (mettre le train arrière dans le bas-côté de la piste, permettant de maintenir un angle de dérive sans perte de puissance) et bien d'autres encore.

 

Pas qu'une compétition de tuning.

   Ne vous fiez pas au look un peu "Jacky Tuning" des voitures de la discipline, car ce sont de véritables monstres. Le réglement change chaque année afin de garantir un maximum de suspens et de spectacle, mais dans l'ensemble, plusieurs éléments subsistent. Premièrement, seules les propulsions et (dans une certaine mesure) les quatre roues motrices sont autorisées dans cette compétition.

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L'aspect mécanique peut être transformé selon les désirs des écuries : moteur, transmission, E.C.U, châssis, carrosserie, trains roulants... tout est changeable, avec un moteur ne devant pas délivrer plus de... 850 chevaux. Quand je vous disais que ces voitures étaient de véritables monstres... Seuls les pneus sont réglementés, avec des gommes et des dimensions spécifiques aux manufacturiers de la discipline.

 

Le déroulement des meetings.

   Si vous pensez que cette compétition fonctionne avec un format de course traditionnel, vous avez tout faux ! Tout d'abord, il y a des phases de qualifications. Chaque pilote effectue deux tours de piste où il essaye de faire le meilleur score possible. Ce score est attribué par trois juges, et est calculé selon des critères spécifiques : trajectoire, vitesse, angle d'attaque et style. Ils peuvent aussi donner des objectifs supplémentaires comme, par exemple, passer le plus près du mur. A l'issue de ces deux tours, seuls les 32 meilleurs pilotes sont retenus.

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Vient ensuite la compétition, où s'affrontent alors les pilotes ayant marqué le plus de points contre ceux en ayant marqué le moins (le premier contre le 32ème, le second contre le 31ème etc...). Les pilotes s'élancent en même temps sur la piste en duo serré et s'affrontent. Les critères sont les mêmes que lors des phases de qualifications avec cependant l'ajout de la prise en compte de l'écart entre les deux voitures. En effet, le pilote qui suit le leader doit rester collé le plus près possible de son adversaire sans le toucher ni le dépasser. Les erreurs (touchette, tête-à-queue, roues en dehors des limites de la piste etc...) sont immédiatement sanctionnées, avec des points retirés. Cela peut aller de -0.25 pt à -1.75 pt voire un zéro pointé.

 

Vous l'aurez compris, ce sport mécanique est un O.V.N.I dans son genre, une discipline très codifiée et réservée à des artistes fous du volant. En définitive, un sport très... show.

 

Voir aussi :

Le bilan des écuries de cette saison de Formule Un

Formule Un : Que retenir des pilotes sur cette saison ? (1/2)