"Les petits moyens sont comme les petits employés, ils font souvent plus de besogne que les grands" [Anne Barratin - "De vous à moi" (1892)], tel pourrait être le pitch de cet #Euro 2016 qui nous démontre, match après match, qu’il ne suffit pas d’être grand sur le papier pour être assuré de se retrouver dans le carré final.

 

Le quart de finale du 1er Juillet 2016 entre la Belgique et le Pays de Galles en est certainement un exemple des plus significatifs. 2ème nation au classement FIFA 2016, la Belgique aurait du, dans l’absolu, dévorer ce Petit Poucet gallois, que l’on a négligemment punaisé à la 26ème place de ce même classement. Pourtant, contre toute attente, et comme nous le dit Charles Perrault dans son conte intitulé "Le Petit Poucet" : "… si l'un d'eux est faible ou ne dit mot, on le méprise, on le raille, on le pille .Quelquefois cependant c'est ce petit marmot qui fera le bonheur de toute la famille".

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Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce fut bien ce petit marmot gallois qui fit notre bonheur en infligeant une sévère correction (3 à 1) à cet ogre que l’on nomme Diables Rouges. Rien n’y personne aurait pu envisager qu’un tel Petit Poucet puisse venir contrecarrer les plans d’une irréversible, et néanmoins présomptueuse, dominance qui s’affichait avec arrogance sur le papier. D’aucuns en étaient même à louer déjà le parcours du Pays de Galles en affirmant que se retrouver en quart de finale suffisait déjà à satisfaire cette nation qui n’en espérait certainement pas tant. Pourtant, au grand dam de notre chère Belgique, c’est bien le Pays de Galles qui a démontré que dans le foot, rien n’est acquis, pas même un soit-disant talent qui aurait suffi à assurer un résultat attendu de tous.

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Si talent il y eut durant ce quart de finale, ce fut certainement celui de ces onze besogneux Gallois qui défendirent bec et ongles le bout de gras à cette Belgique qui pensait n’en faire qu’une bouchée. Ceci dit, ce qui est fait est fait, reste juste à en tirer l’enseignement nécessaire, car comme le disait Benjamin Franklin : "L'ineptie, c'est de refaire la même chose et d'espérer un résultat différent". Je ne vous ferai pas l’outrage de vous demander si vous avez compris à quoi et à qui je pense en vous disant cela, mais ce serait, je pense, désolant que nos chers voisins belges aient pris un tel soin à nous mettre en garde de ce qui pourrait nous arriver, sans que cela provoque en nous quelques remises en question, pour le moins particulièrement nécessaires.

 

A toutes fins utiles, je ne reprendrai ici que quelques arbitraires comptabilités, à savoir :

 

  • Classement FIFA Euro 2016 

France : 17éme  -  Islande : 34éme

France : 2 205 000  - Islande : 23 000

  • Nombre de joueurs professionnels

France : 1600 – Islande : 100

 

A bon entendeur, salut ! Si les Diables Rouges ne sont plus, il ne faudrait pas maintenant qu’un rouge de honte vienne s’inviter sur notre drapeau tricolore.

 

#Equipe de France