Génération en or, rien que du talent, formation de grande classe, joueurs jeunes mais déjà au Top, les superlatifs manquaient pour qualifier l'équipe belge jusque ce vendredi soir, et la défaite amère face à un Pays de Galles aux qualités bien moindre, mais combien volontaire. Oui, les hommes de Marc Wilmots pouvaient aller beaucoup plus loin. Non, ils n'ont pas commis tous les pêchés du monde, malgré cette élimination prématurée.

 

Beaucoup de supporteurs les voyaient au sommet, et surtout au Stade de France, Mais voilà, la magie du foot en décida autrement, à moins que ce ne soit les joueurs eux-mêmes qui laissaient passer cette chance unique de briller au firmament de l'Euro 2016.

Publicité
Publicité

Déception, certes, mais il fallait bien revenir sur terre un jour ou l'autre. Toute la presse, belge comme étrangère, incendie les Diables rouges, et pourtant la 13ème minute fut diabolisée à souhait. Ce tir magistral de Radja Nainggolan, qui portait aux commandes les hommes de Wilmots, pouvait laisser entrevoir le chemin des demis. Un match est long, très long, trop long dans certains cas.

 

Les deux frères Lukaku sur la sellette

 

Ce que nous ne comprenons pas, c'est cet acharnement de porter aux nues des joueurs, après une victoire, et aussi rapidement les enterrer lors d'un revers. Depuis le début de cet Euro, lors du tournoi de qualification, nous nous posons des questions quant à l'obstination d'aligner un Romelu Lukaku en attaquant de pointe. La même chose se produisait lors des derniers matches amicaux de préparation, et encore une fois en France.

Publicité

Il est "tout le temps" en retard sur les envois de ses équipiers, mais les grands spécialistes - que nous ne sommes pas - affirment qu'il fait un travail remarquable, même sans le cuir aux pieds (en effet, il ne l'a pas souvent...).

 

Il fut, contre les Gallois - mais aussi par le passé - incapable de cadrer un seul tir, du reste il ne tira jamais au but. Attaquant de pointe ? Il faudra qu'il retourne à l'école du foot, ne fusse que pour apprendre à courir pour éviter la position d'hors-jeu. Dans le même temps, cette même presse descend en flamme son frère Jordan. Là non plus, on ne peut être d'accord. Ce jeune joueur, lancé dans le tournoi pour pallier à la blessure de Jan Vertonghen, n'eut pas la tâche facile avec ce "diable" de Robson-Kanu. D'autres, beaucoup plus expérimentés en "nationale", illustrèrent également les limites de cette formation, talentueuse individuellement, mais combien fragile collectivement. Cela s'était déjà vu lors du match d'ouverture face à l'Italie, et malheureusement s'est confirmé ce 1er Juillet au stade Pierre Maurois à Lille, à quelques encablures du pays. Une équipe très jeune, qui devrait encore faire les beaux jours de la #Belgique, et pourquoi pas lors de la prochaine Coupe du Monde, dans deux ans ?

  #Football #Euro 2016