À vingt-quatre la fête est plus folle ! C’est en tout cas ce que Michel Platini, ex-président de l’UEFA s’est dit puisqu’il est l’instigateur de ce changement de format. Bon c’est vrai qu’au départ son but était surtout de se faire réélire à la tête de l’organisme européen, en s’assurant le soutien des “petites nations“. Résultat : huit sélections nationales supplémentaires, deux groupes de plus et des 1/8e de finale contre quatre poules et trois tours à élimination directe (quarts, demies et finale) dans la formule à seize. Si ce changement ouvre l’Euro à des nations qui ne l’avaient jamais connu (Pays-de-Galles, Islande ou encore Irlande du Nord), il entraîne logiquement une baisse du niveau.

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Du qualitatif au quantitatif

 

Le nouveau système, qui qualifie quatre des "meilleurs troisièmes" n’élimine que huit équipes sur vingt-quatre lors du premier tour ! Le Portugal est le parfait exemple pour illustrer le problème puisqu’il se retrouve en finale en ayant fini troisième de son groupe sans aucune victoire au compteur (3 matchs nuls). Dans un Euro à seize, les Portugais ne seraient même pas sorti de leur poule !

 

Alors c’est sur qu’un Euro à vingt-quatre est beaucoup plus "bankable" pour l’UEFA avec plus de matchs (51 matchs contre 31 avant 2012) et plus de pays à qui vendre les droits télévisés.  Par contre le spectacle, lui, n’est pas forcément au rendez-vous … Le Irlande du Nord - Pays-de-Galles ou le Suisse - Pologne, pour ne citer que ces matchs là, n’ont pas passionné les foules.

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Mais les “grandes“ équipes ne sont pas en reste quand on parle de match soporifique comme ce très long Allemagne - Italie

 

Une évolution logique

 

Allez dire au Pays-de-Galles, demi-finaliste, ou à l’Islande, vainqueur de l’Angleterre en 1/8e de finale, que l’Euro à vingt-quatre n’est pas une bonne idée. Cet élargissement a insufflé un nouvel élan à la compétition sur le terrain mais aussi dans les tribunes ! Comment ne pas penser aux supporters irlandais et leur "Will Grigg’s on fire" ou encore au fameux clapping islandais en évoquant cet Euro.

 

Il ne faut pas oublier qu’en 1976 l’Euro se jouait avec seulement quatre sélections, huit en 1980 et enfin seize en 1996.  Ce passage à vingt-quatre équipes n’est donc que la suite logique de l’évolution du #Football en Europe. Cette participation va permettre à ces petites équipes de continuer de se développer en s’appuyant sur leur expérience européenne. Mais attention, si pour Martin Kallen, directeur général de l’#Euro 2016 pour l’UEFA, ce format à vingt-quatre "a marché" il ne sait pas si il sera maintenu après l’Euro 2020 …