Quel cavalier ne s'est jamais entendu dire par un interlocuteur novice et moqueur : "Quand on fait de l'équitation, c'est le cheval qui fait tout !". Eh bien mes chers amis qui n'avez jamais posé vos fesses sur une selle (je ne parle pas de se faire trimballer comme un touriste aoûtien sur le bord de mer) vous allez avoir de drôles de surprises ! L'équitation EST un #Sport, et un sport physique qui plus est ! Mais d'abord commençons par le commencement : qu'est-ce qu'un sport ?

 

La définition du sport moderne

Le sport moderne se définit par quatre éléments indispensables :

  • La mise en oeuvre de plusieurs qualités physiques : endurance, résistance, force, coordination...
  • Cela doit être une activité institutionnalisée (les règles ont tendance à être les mêmes dans le monde entier).
  • Une pratique majoritairement orientée vers la compétition.
  • Une pratique fédérée (sous tutelle d'une fédération sportive).

Si l'équitation réunit bien tous ces critères, alors pourquoi ne serait-elle pas considérée au même titre que tous les autres, comme un sport à part entière ? Parce que de nombreux préjugés persistent encore : "Tu es assise, c'est pas toi qui cours !".

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Certes, je suis assise. Mais laissez-moi vous montrer que même assise, mon corps travaille.

 

Un sport qui mobilise tous les muscles de notre corps

La pratique du cheval nécessite que notre corps reste en contact en permanence avec celui de notre monture. Et pour rester en permanence en équilibre et en adéquation quels que soient les mouvement du cheval, l'équitation a pour spécificité de demander un "rajustement postural" permanent. La position du cavalier, sans cesse modifiée, doit être assurée par un travail ininterrompu de l'ensemble des muscles de notre corps : mollets, adducteurs (face interne des cuisses), ischio-jambiers (arrière des cuisses), abdominaux, épaules et ensemble du dos (contrairement à des idées reçues, l'équitation peut même renforcer les séances de kinésithérapie pour la correction des pathologies moyennes, comme certaines scolioses).

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Faut-il avoir un bon mental à cheval ?

En plus d'avoir de bonnes aptitudes physiques, l'équitation demande aux cavaliers un mental à toute épreuve ! Le cheval perçoit très finement les dispositions du cavalier, ses intentions et ses convictions. Un cavalier qui lance sa monture sur un obstacle sans être convaincu à 100% qu'il arrivera de l'autre côté, aura peu de chances de le franchir, même si son cheval dispose des moyens physiques de le faire. Comme tout autre sportif, le cavalier travaille son mental avec certaines techniques comme la visualisation positive (sert à écarter les appréhensions à l'aide d'un déroulé mental des actions à entreprendre) ou la concentration (capacité à mobiliser son esprit, et donc son énergie sur une seul objet). Un bon mental aura de toute évidence une répercussion sur les résultats sportifs du couple cavalier/cheval. Toujours pas convaincus ? J'ai une proposition à vous faire. Pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincus par les aptitudes physiques indispensables aux cavaliers, je leur propose de s'inscrire à un cours d'équitation.

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Lorsque votre moniteur vous informera, un petit sourire cruel aux coins des lèvres, que votre heure d'apprentissage sera une heure de "mise en selle" et que, tel un militaire donnant un ordre à ses soldats il vous criera "On croise ses étriers devant la selle !", un conseil : priez ! Mais n'oubliez pas de revenir ici me donner vos impressions en commentaires !

Allez, sans rancune ! #Equitation