Une médaille des JO vaut plus que son poids en argent ou bronze, soit environ 500 grammes d’argent (et quelques grammes d’or) pour celles en or, autant de cuivre, zinc, et d’étain pour celles en bronze. Au poids, elles valent entre moins de trois euros à environ 400. Mais ce qui est – relativement, plus de 1 200 #médailles sont réparties – rare, est quelque peu plus cher. Avec un autographe, une médaille peut rapporter de quoi s’offrir mieux qu’une Twingo. Athlètes et compétiteurs misent sur les primes associées. Le tarif français, inchangé depuis Londres 2012, reste alléchant : 50 000 euros (or), 20 000 (argent), et 13 000 (bronze). Dérisoire en regard de ce que de petits pays en mal de publicité consacrent.

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Qui paye, en fait ?

Françaises et Français sélectionnés n’auraient-ils pas intérêt à concourir sous l’égide d’un État… bananier ou autre. 35 médailles, c’est un million d’euros pour le budget de l’État français. Nous en sommes déjà à 42, voire davantage demain, dimanche : faites la règle de trois. Souvenez-vous que Taïwan (Formose), ravie que l’un de ses athlètes ait devancé la Chine, avait accordé une prime de 952 000 USD à son champion haltérophile. Singapour suit, avec 746 000 USD pour Joseph Schooling, médaillé d’or en nage papillon, fils d’un officier britannique, mais né à Singapour. Pour le Brésil, aux finances exsangues, un médaillé d’or ne vaut que 25 000 USD (moitié moins qu’un Français).

 

Le pompon, c’est de courir, nager, pédaler, voire taper dans un volant de badminton pour l’Azerbaïdjan.

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Une médaille d’or vous vaut plus de 800 000 euros (plus sans doute la limousine, la demeure offerte par le président, sans compter la dispense de payer son électricité à vie). Mais tout cela n’est que peanuts si la championne, le médaillé, décroche la manne des parrains, des entreprises puisant allègrement dans leurs budgets de com’. Là, le contribuable paye deux fois, car sous son uniforme d’assujetti à l’#impôt, il reste un consommateur. Les à-côtés sont myriades, même pour les derniers des classements. Dès l’arrivée dans le village olympique, c’est coffrets cadeaux pour tout le monde. Avec champagne offert par de grandes maisons, cognac (peut-être pas pour les athlètes des pays musulmans), et toute une multitude de "petites" attentions. Même pas besoin de se doper pour en profiter, il suffit d’avoir été sélectionné.

 

Sportifs et sportives "le valent bien". Car pour chaque JO, bétonneurs et investisseurs empochent beaucoup plus, car tous les budgets prévisionnels sont explosés, et la facture finale se répartit dans les impôts.

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Et puis, par la suite, soit il faut maintenir des stades et piscines, soit les laisser à l’abandon, et dans ce cas, finir par céder les terrains à des promoteurs à des prix dérisoires. Bah, les Ouzbeks sont ravis. Leur boxeur a touché 880 000 euros pour sa médaille d’or à Rio. Il ne pèse, lui, que moins de 50 kilos. Qui a remporté son poids en saucisses au championnat du plus gros mangeur de "chiens chauds" peut s'en étouffer de jalousie. D’autant qu’il s’est entraîné tout seul, sans bénéficier de la moindre rémunération dans le plus petit centre de mise en forme abreuvé de subventions. C’est l’illustration de l’adage, deux poids, deux mesures, et du constat qu’il en est de plus égaux que d’autres. Or, au final, qui décide du mérite ? Les chaînes de télévision ?

 

Cocorico !

Pourquoi un champion de course en sac, une victorieuse de bataille de polochon ou de parcours complet avec œuf dans une cuillère vaut-elle moins qu’une ou un médaillé olympique ? C’est pourquoi j’envisage, dans un premier temps, de faire classer la boule de fort (pratiquée en Val-de-Loire et surtout dans le 49) discipline olympique. Le concours d’absorption de chouchen devrait suivre. Ce n’est pas parce que le championnat du monde de pétanque devient bientôt dominé par la Thaïlande qu’il faut craindre la compétition. #Jeux olympiques