Disons-le bien avant toute chose. Ce que l’on ne peut pas enlever à Jean-Michel Aulas, c’est son engagement pour l’Olympique Lyonnais, club qu’il préside depuis 1987. Un club qu’il a développé jusqu’à en faire un septuple champion de France de 2002 à 2008, et plusieurs fois quart de finaliste de la Ligue des Champions, jusque demi-finaliste lors de la saison 2009-2010. Un club structuré dans son propre Parc #OL, et auteur d'une bonne saison 2015-2016.

Aulas désemparé

La coupe aux grandes oreilles, c’est ce que vise aujourd’hui le Paris Saint-Germain sous l’égide de Qatar Sports Investments, pour lequel en fin de compte le championnat de #Ligue 1 ne doit représenter qu’une formalité sur le terrain compétitif.

Publicité
Publicité

Car le fonds d’investissement directement lié aux ressources du Qatar - selon le raccourci employé par le président de l’OL - n’entend pas tellement compter sur le marché des transferts et dépasse toute concurrence dans un football français aux clubs mesurant leurs budgets puisque devant faire avec des ressources "plus saines". Et ça, Jean-Michel Aulas ne le supporte pas. Samedi en fin de soirée, dans la continuité de ses propos lancés contre la politique du #PSG à la veille du Trophée des Champions, l’Hyperprésident lyonnais n’en a pas démordu, en dénonçant cette fois-ci plus implicitement le dumping financier pratiqué inconsciemment et de manière irresponsable par les investisseurs qataris, mais aussi - peut-être refroidi par la lourde défaite concédée dernièrement… - en précisant, là encore tout en sous-entendus, que ses critiques sont plutôt adressées aux instances du football français, au nom de l’équilibre de la Ligue 1 et de la compétitivité de ses représentants.

Publicité

Le fond peut être intéressant pour les militants d’un football plus encadré, plus équitable, et négliger les idées d’un homme s’impliquant tellement pour le développement et la pérennité d’un club serait un manque d’objectivité, mais sur la forme en revanche, il en revient toujours trop aux moyens exorbitants du PSG, souvent avant des rencontres entre celui-ci et son équipe. Petits coups de pression ? Tentatives de déstabilisation ? La direction parisienne tient bon et demande des sanctions, pendant que Jean-Michel Aulas continue, lui, son "acharnement".

Aulas dominant, mais aujourd'hui dominé

Finalement si, il est assez facile de comprendre cette communication, ajustée à mesure que l’Olympique Lyonnais est  passé du statut de dominant à celui de dominé. Dans les années 2000, Jean-Michel Aulas se mettait autrement en avant lorsqu’il considérait que tout devait être dû à son club champion de France. Les rapports de force ont évolué et ce n’est plus la même histoire. Mais Monsieur Aulas fait mine de ne pas le comprendre, ou ne veut pas l’accepter.

Publicité

Difficile de lui accorder du crédit sur toute la ligne… Petite interrogation pour finir, sa communication plus offensive ces dernières années n’est-elle pas l’une des causes, par exemple, de la non-venue de Ben Arfa cet été (autre débat à lire ici), ou encore rappelons-nous de la perte de confiance d’Alexandre Lacazette en début de saison dernière ? Tout n’est pas à mettre sur le dos des adversaires dans les dysfonctionnements et le manque de répondant de l’Olympique Lyonnais...