Fin juillet, autour du terrain de l’International Champions Cup en Chine, tournoi de préparation de saison auquel participaient notamment Manchester City et #Manchester United, Pep Guardiola, nouveau coach des Citizens depuis cet été, assurait en conférence de presse qu’il saluerait bien #José Mourinho, quant à lui nommé entraîneur des Red Devils cette même intersaison. « Nous sommes polis. Pourquoi ne devrions-nous pas nous serrer la main ? Il n’y a aucune raison de ne pas le faire. Il voudra gagner et moi aussi, c’est tout », avait déclaré l'Espagnol. Autrement dit, il fallait en déduire - pour les plus conciliants et optimistes - que les tensions ayant pu s’installer par le passé entre les deux hommes étaient derrière eux.

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Même le plus virulent des deux - celui qui était il n’y a finalement pas si longtemps le « Special One » - est allé dans le même sens.

Mourinho, « el puto amo »...

Seulement du respect après tout. Mais évidemment, on peut se demander si les propos seront aussi « cleans » tout au long de la saison 2016-2017. Car pour en revenir aux tensions, celles-ci avaient rythmé leurs confrontations directes et même leurs oppositions à distance en Espagne, lorsque l’un était l’entraîneur du FC Barcelone (Guardiola) et l’autre du Real Madrid (Mourinho). Un contexte dans lequel le technicien espagnol, assez agacé, avait lâché à la presse espagnole que son rival lusitanien était « el puto amo », en l’occurrence le chef de la guerre médiatique si l’on replace l’expression dans l’ambiance des deux saisons vécues face à face (2010-2011 et 2011-2012)… D’autant plus que ces deux-là sortaient d’une demi-finale de Ligue des Champions mémorable - FC Barcelone-Inter Milan en avril 2010 -, frustrante pour Guardiola (à un but de la qualification en finale) tandis que triomphante pour Mourinho (qualifié avec une équipe ayant résisté à dix contre onze).

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Guardiola répondra à Mourinho

A l’approche de débuter un championnat de #Premier League (1re journée le 13 août) où les deux Manchester s’annoncent très en vue, la rivalité apaisée, dit-on, pourrait être au contraire ravivée. Avec là encore un José Mourinho capable de se surpasser dans l’art de la communication et de la joute verbale. S’il parvient à remettre United sur pied, dans la cadence de la course au titre, on peut parier qu’il reviendra en forme sur la scène médiatique. De l’autre côté, comptons sur Pep Guardiola pour ne pas se laisser démonter et répondre, aussi, aux abords du rectangle vert à la direction de son équipe. Le 10 septembre 2016, date du premier derby mancunien, est assurément à noter. Au-delà même du derby, il s’agit de retrouvailles entre deux managers opposés, dans la personnalité et dans le jeu. Des retrouvailles, cette fois-ci en compétition. Et là, ce sera forcément différent d’un tournoi de préparation, en promotion à l'étranger… Plus franc, plus direct, plus tendu sans doute, une fois de plus.

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Le marché des transferts, sur lequel les deux clubs se sont disputés plusieurs recrues potentielles à des prix « galopants », a peut-être donné l’aperçu du climat auquel s’attendre à Manchester. Frictions en perspective, soyons-en persuadés.