Les discussions autour de la lutte anti-#Dopage s’intensifient chez les sportifs et les spectateurs qui mettent en cause l’inaction et le laxisme du CIO (Comité International Olympique). La présence et la victoire de certains ex-dopés dans le bassin des JO tels que le nageur Chinois Sun Yang et la Russe Yuliya Efimova a suscité la colère et l’incompréhension de leurs adversaires. Alors que des stars mondiales de la natation comme Michael Phelps et Camille Lacourt dénoncent une injustice, le public n’hésite pas à huer les athlètes russes et chinois avant les épreuves pour exprimer leur mécontentement. Le malaise est très grand en dépit des efforts du CIO pour faire oublier les problèmes de dopage au profit du sport.

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Des sanctions contre le dopages trop laxistes?

Les esprits se sont échauffés dans le bassin notamment après la médaille d’argent en finale du 100m brasse décrochée par Yuliya Efimova, pourtant encore exclue des JO il y a cinq jours. Plus troublant encore pour les athlètes, la médaille d’or en finale du 200m libre remportée par l’icône sportive chinoise Sun Yang. Double champion olympique, Yang avait été contrôlé positif en 2014 et n’avait écopé que de 3 mois de suspension. Le débat est relancé avec la mise en cause des sanctions du CIO jugées ridicules à l’encontre des athlètes contrôlés positif. Les nageurs français Yannick Agnel et Laure Manaudou, tous deux interrogés sur la question, avaient déclaré être favorables à la suspension à vie d'un athlète dès le premier contrôle positif.

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Des relations tendues entre athlètes

Dans un climat plus suspicieux, les plus grandes stars de la natation dénoncent l’injustice et la tricherie du dopage qui viennent entacher leur sport. Le français Camille Lacourt, qui a terminé cinquième de la finale du 100m dos, s’est emporté devant les micros des radios françaises après la victoire de Yang : "Sun Yang il pisse violet […] Ca me donne envie de vomir". Lacourt en a également profité pour interpeller la Fina (Fédération internationale de natation) : "Je suis très triste de voir mon sport évoluer de cette façon. J'ai l'impression de voir de l'athlétisme avec deux ou trois dopés dans chaque finale. J'espère que la Fina va vite réagir et arrêter ce massacre parce que ça devient triste".

En plus de Lacourt, l’Australien Mack Horton avait directement critiqué Sun Yang en déclarant : "Je n'ai pas de respect pour les dopés". Du côté de la Russie, l’Américaine Lilly King a accusé Efimova de tricher en la qualifiant de "drug cheat" avant de la battre en finale du 100m brasse.

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Michael Phelps s’est alors empressé de venir soutenir King, attristé lui-aussi par la présence de la Russe sur le podium olympique : "C'est triste que de nos jours qu'il y ait des gens contrôlés positifs […] qui ont quand même l'occasion de nager aux Jeux Olympiques".

 

L'essence du sport ternie par le dopage

Le sport, activité de spectacle avant tout, est aussi un enjeu politique et financier. Même s'ils sont fréquents, les contrôles anti-dopages sont parfois difficiles à réaliser devant des méthodes de plus en plus élaborées pour ne pas se faire dépister. Face à ce qui ressemble pour certains à une banalisation du dopage, le risque est de voir s'endommager l'image des JO jusqu'à compromettre ce qui fait l’essence-même du sport, l’esprit d’équipe et le fair-play. #SunYang #JeuxOlympiquesRio2016