On savait que la sécurité allait être le défi majeur des organisateurs des Jeux Olympiques 2016, à Rio, événement menacé à la fois par la forte criminalité locale et une attaque terroriste éventuelle de la part de Daesh. Les nombreux dérapages qui se sont produits depuis le début de la manifestation confirment les prévisions. Le fait le plus important s’est produit lundi 8 août en soirée. Dirk Van Tichelt, médaillé de bronze des moins de 73 kilos en judo, a reçu un coup au visage en tentant de récupérer le téléphone volé de son entraîneur. Le Belge se trouvait sur la place de Copacabana. Heureusement, rien de grave pour lui (simplement un œil au beurre noir) mais il a tenu à porter plainte au commissariat le plus proche. 

Un dispositif inefficace ? 

Une autre agression s’est produite un peu plus tôt, dès le soir de la cérémonie d’ouverture.

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Felipe Seixas, le coordinateur de la sécurité des cérémonies, a été pris à partie par quatre hommes armés de couteaux. Un policier en civil qui l’accompagnait a abattu l’un des assaillants. On déplore également la présence de deux balles perdues dans le secteur des épreuves d’équitation, tandis qu’un ministre portugais a été menacé à l’arme blanche avant que ses agresseurs ne lui dérobent tous ses biens. Le déploiement de 85 000 hommes, soit deux fois plus que pour les JO de Londres en 2012, paraît donc insuffisant. Le bilan des quinze jours d’olympiades en termes d’actes de délinquance risque d’ores et déjà d’être conséquent. #sécurité #Jeux olympiques #Rio 2016