On savait avant leur commencement que les Jeux Olympiques de Rio 2016 ne seraient pas comme les autres. Des polémiques liées au dopage, à l’organisation, à la sécurité et à la situation politique du Brésil promettaient une édition mouvementée. Les pronostics se confirment. Pendant et en dehors des compétitions, les histoires croustillantes se multiplient. Du tapage qui gâche la grande fête du #Sport ? Il est encore trop tôt pour le dire mais ce qui semble certain, c’est que divers incidents ont marqué les esprits. Morceaux choisis. 

Le dopage, encore et toujours

Comme d’habitude, les plus gros scandales viennent des problèmes de dopage.

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Suspicions, comportements approximatifs des fédérations, critiques des athlètes entre eux : l’ambiance détestable ressemble davantage à un soir d’hiver glacial et non à une radieuse journée d’été. C’est en natation que l’atmosphère plombe le plus les compétitions. Camille Lacourt a jeté le premier le pavé dans la mare : « Je vois le podium du 200 mètres, ça me donne envie de vomir… Sun Yang, il pisse violet ! » Le nageur français parlait de la victoire de son collègue chinois, suspendu pour contrôle positif en 2014. Et le tricolore n’est pas le seul à critiquer le sacre de Sun Yang. La fédération internationale de natation essuie également de vives critiques concernant sa gestion de telles situations. Elle a d’abord exclu plusieurs nageurs des JO, avant de faire volte-face et de les réintégrer, probablement à la suite de pressions gouvernementales.

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Les commentaires des JO de Rio sur la sellette

De nombreux téléspectateurs qui suivent les épreuves sur France Télévisions n’en croient pas leurs oreilles. Les commentaires qui accompagnent les exploits des athlètes volent très bas, c’est le moins que l’on puisse écrire. Les multiples réactions outrées sur les réseaux sociaux en témoignent. Daniel Bilalian remporte la palme des critiques pour ses propos litigieux pendant la cérémonie d’ouverture : « Ces images symbolisent le trafic d’esclaves qui a été nécessaire ici pour le développement industriel et surtout agricole de l’époque. Très longtemps, le Brésil a utilisé les services de ses esclaves africains. » Indigné par ces phrases, le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) a immédiatement saisi le CSA et accuse France 2 de révisionnisme. On passera aussi sur le consultant Thomas Bouhail qui a assimilé les gymnastes japonaises à des Pikachus. Sexisme, racisme, approximations historiques, harcèlement des sportifs pour obtenir trois mots en interview : les débordements pleuvent sur le service public. 

Des décisions d'arbitrage contestées 

Comme si cela ne suffisait pas, les arbitres eux aussi s’emmêlent.

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En cause plus particulièrement le judo. Un Libanais a littéralement hurlé au scandale après son élimination en huitièmes de finale des moins de 81 kilos. Nacif Elias a ainsi explosé de rage mardi dernier sur le tatami brésilien. Il s’est estimé volé par les juges. Les représentants français, toujours en judo, se sont à leur tour lamentés sur l’arbitrage à plusieurs reprises, à l’image de Pierre Duprat, battu à cause d’une pénalité pour non-combativité, sanction qu’il a fortement contestée. Autre sport soumis aux litiges : l’escrime. Marion Brunet, par exemple, se souviendra longtemps de cette touche non comptabilisée par le juge et qui aurait pu la propulser en finale olympique. 

Les JO de Rio vont durer jusqu’au dimanche 21 août et nul doute que nous n’avons pas encore fini de nous étonner, de nous indigner, de pester… mais aussi de vibrer, de nous enthousiasmer et d’admirer les exploits de sportifs intègres. Enfin, espérons-le ! #Jeux olympiques #Rio 2016