Au milieu de tous ces athlètes camerounais en escale dans le hall de l’aéroport Gnassingbé Eyadema de Lomé au Togo ce mardi, Emilienne Essombè Tiako, est la plus joyeuse. Elle affiche un petit sourire. Même si aucun des membres de la délégation vert-rouge-jaune n’a remporté de médaille aux Jeux Olympiques de #Rio 2016 qui viennent de s’achever au Brésil, la jeune athlète se réjouit de son parcours. Pour sa première participation à une compétition de haut niveau, la lutteuse camerounaise n’a pas fait long feu. Elle a jeté l’éponge après son seul et premier combat de la compétition (en 8èmes de finale). Elle a plié l’échine face à son adversaire, la vénézuélienne Arguello Villegas, dans la catégorie des moins de 53 kg.

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«Les jeux olympiques, c’était une très belle expérience. C’était ma première participation. Le niveau était très relevé. Je ne peux pas dire que ça n’a pas marché pour moi. Au contraire, j’ai appris. Je n’ai jamais fait de si grandes compétitions. Et là, je me retrouve aux Jeux olympiques. Donc je ne peux que me féliciter», se réjouit l’athlète.

 

Le palmarès de la lutteuse camerounaise

Jusqu’ici, Emilienne Essombè Tiako avait déjà fait ses preuves sur le plan national, en remportant à six reprises le championnat du Cameroun en lutte dans différentes catégories : 63 kg, 60 Kg, 55 kg … Sur le plan régional, l’athlète est deux fois vice-champion d’Afrique, médaillée d’argent des jeux de la francophonie en 2013 dans les 55 kg.  En 2012, elle n’était qu’une simple spectatrice lors du tournoi qualificatif pour les jeux olympiques.

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La jeune file indique qu’elle a alors travaillé dur, pendant quatre années de suite, pour pouvoir se qualifier en 2016. Elle a relevé ce défi-là. Elle compte à présent tout mettre en œuvre pour se qualifier pour l’échéance de 2020 et y réaliser une meilleure performance.

 

Le parcours de l’athlète avant les jeux olympiques de Rio 2016

Agée de 28 ans, Emilienne est la dernière née d’une famille de quatre filles. Elle le reconnait elle-même, elle avait un côté un peu rebelle dans sa tendre enfance. Elle arrête l’école au cycle secondaire et vire vers une formation en hôtellerie. Elle tombe amoureuse du «ballon ovale». Elle va pratiquer le rugby pendant quelques temps, puis elle va explorer le football militaire. Et la lutte alors ? Emilienne y arrive par le biais d’une amie aujourd’hui décédée. Invitée comme spectatrice à un combat, elle y prend goût et ne se sépare plus des tatamis. La lutteuse vit à Yaoundé, la capitale politique du #Cameroun,  où elle s’occupe de son fils et gère son petit restaurant, à plein temps. «Mais je me ménage de temps en temps parce que j’ai des entraînements à faire et ma carrière sportive à assurer. Je dois aussi pouvoir joindre les deux bouts», détaille la lutteuse qui ne lâchera pas prise avant d’avoir atteint le sommet de son art. #jeux olympiques 2016