Hier soir, Liverpool recevait Manchester United pour le compte de la 8ème journée de #Premier League. Le match a été décevant et s'est achevé sur un score de 0-0. Une rencontre très ennuyeuse donc mais tout de même plus agréable à regarder que certaines "purges" de #Ligue 1. Au-delà du stade rempli, l'intensité que l'on observe lors de ces rencontres est un atout supplémentaire. Culturellement, les spectateurs Anglais n'apprécient guère les joueurs "à l'Italienne". Il est donc moins fréquent de voir des footballeurs se rouler par terre et faire du cinéma à la suite d'un choc sur les pelouses de Premier League. On note aussi une différence des comportements de joueurs envers l'arbitre.

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La contestation existe mais elle est souvent rapidement sanctionnée par un carton jaune, comme par exemple Ashley Young hier en fin de première période. Une volonté de faire respecter l'autorité comme au rugby, l'autre sport populaire d'Angleterre, à un degré moindre bien entendu. En France, on constate une dégradation de ces rapports sur le terrain. Les contestations et les insultes sont devenues banales, et il est désormais rare de ne pas voir des espèces d'attroupements après un coup de sifflet. Les joueurs (voire entraîneurs et staff) se montrent de plus en plus agressifs et virulents envers l'arbitre qui subit une pression de tous les instants pendant un match (sans parler de celle des médias ensuite). Des comportements qui ont forcément des conséquences néfastes sur la qualité d'une prestation.

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L'amélioration du niveau de l'arbitrage français passe par une réforme de son statut et des moyens dont-il dispose. 

Mais que fait la FFF ?

Les sanctions prises à l'encontre de certains joueurs pour leurs attitudes sont parfois risibles. Souvenons-nous par exemple de Nabil Dirar, qui a pris (seulement) 8 matchs de suspension après son "coup de tête" envers Tony Chapron début 2016. Une sanction bien loin des 17 mois infligés à Sylvère Tian, le joueur d'Oyonnax, qui avait insulté et menacé un arbitre lors d'un match de top 14 la saison dernière. Sans faire de parallèle avec d'autres sports, on peut tout de même penser que les instances devraient se montrer un peu plus sévères dans certains cas et renforcer la légitimité du corps arbitral. Des réflexions doivent également être menées sur les moyens dont dispose un arbitre pour exercer son pouvoir de décision sur un terrain, sachant qu'il est, rappelons-le, condamné à réagir dans l'instant. Puisque des hommes comme Michel Platini (lorsqu'il était à l'UEFA) refusent encore d'aider les arbitres grâce à la vidéo (qui pourtant fait ses preuves avec la "Goal Line Technology"), il faut trouver d'autres solutions au niveau national.

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Pourquoi l'idée du carton blanc dans le football professionnel n'a-t-elle jamais été expérimenté par exemple ? Ou d'autres mesures qui iraient dans le sens de l'arbitre, et non l'inverse...?

Le monde amateur pourri par la violence

Le travail à effectuer est donc colossal dans ce secteur. Mais avant toute chose, la Fédération française de football devrait peut-être se pencher un jour sur les problèmes de violences dans le monde amateur. Car si la Ligue 1 ressemble de plus en plus à la Série A en matière de spectacle, le foot amateur connaît des débordements dignes des furies d'Amérique du sud. Depuis des années, on déplore un nombre croissant d'agressions physiques sur des arbitres qui n'arrivent plus à exercer dans certaines régions. Les responsables et les différentes commissions ne prennent aucune mesure pour les protéger et font preuve d'un laxisme déplorable. Le problème est grave et entraîne de lourdes répercussions sur l'environnement général. Il y a tout un travail de répression (punir plus sévèrement les agresseurs) et de prévention (éducation des jeunes) à mener. Mais encore faudrait-il se donner les moyens d'agir...