Quand une équipe s'impose avec un tel score (4-1), il faut d'abord mettre en avant les satisfactions et tirer les enseignements positifs de la rencontre. Même si l'adversaire Bulgare ne représente pas l'Everest, un match de qualification pour la coupe du monde n'est jamais facile. D'ailleurs, ce sont eux qui, hier au stade de France, vont ouvrir le score dès la 6ème minute après une faute de Bacary Sagna dans la surface. Le penalty d'Alexandrov vient sanctionner la timide entrée en matière des Bleus. Mais les hommes de Deschamps vont vite réagir. Sagna, avant de sortir sur blessure, se rattrape bien de son erreur en adressant un centre parfait pour Gameiro qui marque d'une superbe tête décroisée (23ème).

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Trois minutes plus tard, depuis son côté gauche, Payet voit son centre finir au fond des filets. Les Bleus sont dans un temps fort et en profitent pour tuer le match à la 38ème minute par Griezmann. En seconde période, la domination française s'accentue et Gameiro s'offre un doublé à l'heure de jeu sur un magnifique service de son compère de l'Atlético Madrid, Antoine Griezmann. Cette proximité a fait la différence hier soir.

Gameiro marque des points pendant France-Bulgarie

À 29 ans, Kévin Gameiro avait beaucoup à prouver hier. Même si l'adversaire du soir atténue un peu la performance, il répond tout de même à ses détracteurs de la plus belle des manières. Son premier but inscrit de la tête est comme un symbole. Il prouve qu'on peut être attaquant de pointe de l'équipe de France même en mesurant 1,72 m.

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Et quel bonheur de voir le duo Madrilène évoluer ensemble en sélection. La complicité avec Griezmann, sur et en dehors du terrain, offre une alternative plus que crédible à Deschamps qui pourrait reconduire cette doublette lundi face aux Pays-Bas. C'est en tout cas la principale source de satisfaction d'hier, avec donc la capacité de réaction de son équipe. Sur leurs côtés respectifs, Payet et Sissokho se sont également montrés à leur avantage. Derrière, la charnière centrale Varane-Koscileny a fait le job, mais a sans doute connu des matchs beaucoup plus intense. Bref, une prestation dans l'ensemble satisfaisante. La zone d'ombre de la soirée se situe au niveau des milieux récupérateurs, où la doublette Matuidi-Pogba a parfois semblé en dessous.

Pogba stagne

Si le Parisien s'est bien repris en seconde période, Paul Pogba lui a une nouvelle fois déçu. Hormis un missile qui passe de peu à côté des buts Bulgares et une implication de tous les instants, le milieu de Manchester United a perdu beaucoup de ballons et même souvent ralentit le jeu.

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Comme en club, il peine à créer les étincelles que le joueur le plus cher de l'histoire est censé produire. Assez rare pour être souligné, Didier Deschamps a lui-même relevé les difficultés de son joueur en conférence de presse. "Il peut et doit mieux faire !". Le Basque commence-t-il à s'agacer et à perdre patience ? Rappelons que le sélectionneur avait déjà "secoué" son joueur pendant l'Euro, avec un peu près le même discours. Force est de constater que le joueur n'a pas progressé depuis, en club comme en sélection. Frustrant en tout cas de voir un joueur avec autant de talent ne pas répondre aux attentes. Une chose est sûre, l'équipe de France aura besoin de tout le monde pour son déplacement à Amsterdam lundi face aux Pays-Bas. C'est certainement l'adversaire le plus dangereux de ce groupe dans la course à la qualification. #Football #Equipe de France