#PSG : Eliminé pour la quatrième fois d’affilée en quarts de finale la saison précédente, Paris n’a toujours pas réussi à accéder au statut de grand club européen que ses finances réclament. Alors les chamboulements du mercato estival 2016 seront-ils bénéfiques cette année ?

Terminé le Laurent Blanc, songeur, avec sa touillette. Cette année, Nasser Al-Khelaifi a décidé de miser sur Unay Emery, un entraîneur méconnu du grand public. Le triple vainqueur de la Ligue Europa avec le FC Séville débarque à Paris avec Krychowiak dans les valises mais surtout avec un leitmotiv souvent décrié dans les méthodes françaises : Travailler dur.

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Ce passionné est un malade du #Football, capable d’analyser le jeu d’une équipe pendant des heures. L’espagnol vient donc influer un nouvel état d’esprit dans les rangs du PSG.

Benoit Trémoulinas, le latéral français qui a travaillé avec Emery à Séville pendant deux saisons, disait récemment de lui que c'est "un entraîneur très perfectionniste, qui demande beaucoup d'implication. Il fait beaucoup d'entraînements avec des gammes tactiques." Adil Rami a eu la chance de côtoyer l’espagnol à Valence et le décrit tout simplement comme "le meilleur entraîneur au monde". En quête de renouveau, on peut donc considérer que Laurent Blanc a été très bien remplacé sur le banc. Mais quid de l’effectif ?

A la cage, Sirigu a fait ses valises tandis qu’Areola est revenu de Villareal et semble s’imposer comme le titulaire face à Trapp (7 matchs contre 5 pour le français).

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En défense, David Luis et Van Der Wiel ont quitté la capitale. La seule recrue défensive se nomme Thomas Meunier, en provenance de Bruges. Au milieu, Stambouli est parti, remplacé par Krychowiak mais ce dernier tarde à trouver ses marques (4 titularisations seulement) tout comme Ben Arfa (6 matchs joués en Ligue 1, 0 but). Mais le PSG a surtout perdu Zlatan Ibrahimovic, qui a rejoint José Mourinho à Manchester United. Le géant suédois a seulement été remplacé numériquement par Jesé Rodriguez du Real Madrid. On remarque donc que la stratégie du club a changé. Le PSG n’empile plus les stars. Ils misent sur des jeunes capables de se fondre dans un collectif. Cet hiver, Giovani Lo Celso (21 ans), en provenance de Rosario, viendra renforcer l’effectif et incarne parfaitement la recrue type de ce nouveau PSG. Un joueur capable de s’intégrer au schéma de jeu d’Emery et d’apporter une plus-value.

Un championnat plus stimulant

Bernard Caïazzo, président de l’AS Saint Etienne, estimait la saison passée que le PSG était lésé par la faiblesse de la Ligue 1 : « Le PSG a un handicap énorme : c’est qu’il n’a pas de concurrent en France. Or, la concurrence stimule au plus haut niveau. Au printemps, il devra être prêt pour battre le Bayern ou le Real. » En 2016, le PSG avait remporté le championnat à 8 journées de la fin.

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Depuis août, le PSG ne semble pas aussi dominateur que l’an dernier et le sacre ne devrait pas se faire aussi tôt que la saison dernière. Monaco et Nice s’affichant comme des outsiders qui poseront beaucoup de problèmes au club parisien.

Avec tous ces arguments, et des parisiens déterminés à gagner cette #Ligue des champions, le club de la capitale est-il arrivé à maturité afin de soulever la coupe aux grandes oreilles ?