C'est sous la clameur des ultras que sont entrés sur le terrain les 22 acteurs de ce 90ème classico. Une rencontre toujours très attendue mais certains points en faisaient un des rendez-vous phares de cette première partie de saison.

Le retour des Ultras

Après 6 ans d'absence, ils ont réinvesti en partie les virages du Parc pour redonner vie à un stade devenu "trop calme" sans eux. Les ultras ont donc épuisé leur répertoire pendant toute la soirée pour peser sur la rencontre. C'était l'occasion également de redonner de la ferveur aux classiques échanges d'encouragements entre la tribunes Auteuil et celle de Boulogne. Une ambiance joyeuse qui a été une réussite puisque aucun débordement n'a été signalé.

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La vie sans Zlatan

Hier soir a eu lieu la première rencontre sans l'ogre suédois qui faisait trembler la défense phocéenne. On rappelle qu'en 10 confrontations, il avait envoyé le cuir 11 fois au fond des filets ce qui en avait fait le buteur le plus prolifique de l'histoire du Classico.

La Grande Première de Rudi Garcia

L'actualité sportive a été bousculée en cette fin de semaine par l'annonce du départ du malheureux Franck Passi et de la venue surprise de Rudi Garcia, ancien entraîneur du LOSC de 2008 à 2013 où il avait forgé le jeune Eden Hazard devenu aujourd'hui un top player et de l'AS Rome un club auquel il a redonné quelques couleurs. On attendait donc de voir à quoi allait ressembler l'#OM sous sa direction.

Le résumé du match

Un match sans surprise ultra dominé par le #PSG, autant au niveau de la possession que de l'occupation du terrain.

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Une statistique effarante a montré à la 15ème minute que la possession des Parisiens tournait autour des 80%. Une véritable partie d'attaque défense, tout laissait à croire que les Marseillais rentrerait à la Commanderie sans le moindre point. Mais minute après minute ils ont résisté. Arrivé à la mi-temps, 0-0, l'OM n'a touché que deux ballons dans les 30 derniers mètres du PSG et n'a jamais tiré. Alphonse Aréola a passé une soirée tranquille car la tendance jusqu'au coup de sifflet final est restée inchangée. En deuxième période la physionomie est restée la même seulement quelques contres ont été tenté par Gomis et Thauvin, sans réussite puisque rapidement interceptés par les Parisiens. Les entrées de Blaise Matuidi à la place de Verratti, Jésé à la place de Di Maria et Ben Arfa pour Motta afin de renforcer le caractère offensif de l'effectif n'y changeront rien. Les deux équipes se sont séparées sur un nul 0-0.

Les conséquences

C'est un match d'espoir pour les uns et de doute pour les autres.

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L'OM version Garcia a réussi a ne pas encaisser de but sous la pression énorme du PSG, chose difficile à l'époque de Franck Passi. Rudi Garcia jugera ce résultat "positif" sachant qu'il n'était arrivé à l'OM que deux jours plus tôt c'est de bonne augure et "plus que bien" pour la suite.

Quant au PSG, c'est un résultat qui peut être interprété comme inquiétant (16 tirs, 2 cadrés). Unai Emery n'arrive toujours pas à lancer la machine. C'est un match qui a ressemblé au match retour de Ligue des Champions contre Manchester City où les Parisiens avait dominé le match d'une possession stérile avant de se faire surprendre par Kévin De Bruyne. Dans l'optique européen, ce résultat est préoccupant, si le club veut rivaliser avec l'élite il faudra résoudre ce manque d'efficacité en attaque.Cela passe par la remise en confiance de joueur comme Di Maria, Cavani souvent critiqué ou encore Ben Arfa car on les a déjà vu bien plus tranchants. #Football