Étant simple amateur de #Rugby, il y a de quoi secouer la tête quand on s'intéresse d'un peu plus près au pseudo scandale qui a touché le Racing 92 ces derniers jours. Pour résumer, on apprend que Carter, Rokocoko et Imhoff ont été contrôlés positifs aux corticoïdes lors de la finale du Top 14 face à Toulon cet été. Ces fameux corticoïdes sont des produits susceptibles d'améliorer la performance d'un athlète. Ils s'apparentent à des anti-inflammatoires ou antidouleurs. Ils sont connus dans le #Sport depuis 1950. Ces produits devraient donc être interdits pour les sportifs de haut niveau. MAIS, on apprend ensuite qu'il existe dans le rugby français un seuil autorisé, ou plutôt un taux de corticoïde à ne pas dépasser.

Publicité
Publicité

Cette limite est fixée par le code médical antidopage à 30 nanogrammes par millilitre d'urine prélevée. Pour info, le taux de Carter était de 81, 49 pour Rokocoko et 31 pour Imhoff.

Certains médecins précisent que la prise anormale de ces substances ferait grimper le taux beaucoup plus haut. Quoi qu'il en soit, le taux est supérieur donc positif. MAIS, on apprend ensuite que dans le rugby français, la législation autorise la prise de corticoïdes dans un cadre médical, et selon certaines méthodes. Pour résumer, le médecin du club peut utiliser ces produits pour soigner un joueur blessé. Le traitement ne doit pas être administré le jour du match et seulement par injection intra ou périarticulaire, pommades (souvenez-vous Lance Armstrong) ou pulvérisation nasale et non par voie orale (comprimés).

Publicité

On apprend aussi que le médecin n'a même plus besoin de fournir les justificatifs au préalable. Il lui suffit de signaler la prise de corticoïdes lors du contrôle. Donc au final, on apprend que l'usage des corticoïdes est autorisé dans le rugby français, tout simplement. 

L'affaire n'existe pas

Hier, les trois joueurs se sont présentés tout sourire (et à juste titre) devant une obscure commission qui doit statuer sur la légalité de l'affaire qui n'en est pas une. Ils ont juste eu à dire qu'ils avaient des bobos à soigner avant la finale, et basta. Ce qui est encore plus risible dans cette histoire, c'est le silence de Pierre Camou, qui est juste le président de la FFR. Ne serait-il pas important de proposer une législation claire et limpide sur l'utilisation de ces produits supposés améliorer la performance ? Ne serait-il pas important de parler de la surmédication dans ce sport et les effets nocifs que ces produits pourraient avoir sur la santé des joueurs ? Il faut croire que non. 

Le Racing 92 n'a pas apprécié

En tout cas, cette "affaire", préjudiciable au Racing 92 puisqu'il a agi dans les règles, nous a permis à nous, simple amateur de rugby, de comprendre que la prise de corticoïdes est en fait autorisée dans ce sport. Nous qui pensions bêtement qu'un joueur blessé ne pouvait et devait pas jouer, nous nous trompions... On espère seulement que le dopage ne devienne pas un jour plus fort que le sport. #Dopage