Qui l'aurait cru en début de saison, quand Novak Djokovic triomphait à l'Open d'Australie pour la sixième fois puis à Roland-Garros, sa première victoire Porte d'Auteuil, à chaque fois aux dépens d'#Andy Murray, et était de facto en lice pour un Grand Chelem inédit depuis celui réalisé par Rod Laver en 1969 ? Sauf que le "Djokoa depuis nettement ralenti la cadence, comme démotivé après son sacre aux Internationaux de France, synonyme de passe de quatre et donc de consécration suprême, ne remportant plus que le tournoi de Cincinnati cet été. Sorti au troisième tour à Wimbledon par Sam Querrey, éliminé par le revenant argentin Juan Martin Del Potro dès son entrée en lice aux Jeux Olympiques de Rio, un revers qui l'a fait pleurer, "Nole" a également perdu la finale de l'US Open qui le mettait aux prises avec Stanislas Wawrinka.

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A des problèmes physiques se sont ajoutées d'étonnantes confessions dans la presse, #Novak Djokovic ayant reconnu une certaine lassitude devenue très perceptible peu après à Shangai, où il a calé en demi-finale contre l'Espagnol Roberto Bautista Agut en deux sets nets et sans bavure (6-4,6-4) et en se montrant à la fois résigné et agacé. Pendant ce temps, Andy Murray a tissé sa toile et pourrait bien terminer la saison à la première place mondiale...

Andy Murray ne perd (presque) plus 

Après sa défaite en finale à Roland-Garros, échec néanmoins révélateur de ses progrès sur terre battue, l'Ecossais a en effet mis les bouchées quadruples. Intraitable devant son public au Queen's, il a surtout remporté Wimbledon pour la deuxième fois en disposant du Canadien Milos Raonic le dernier dimanche.

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Cette troisième victoire en Grand Chelem, la première depuis trois ans, est allée de pair avec le retour d'Ivan Lendl dans son premier cercle et il ne s'agit très probablement pas d'une coïncidence... Andy Murray a ensuite enchaîné avec une deuxième médaille d'or olympique consécutive à Rio, en disposant successivement de Kei Nishikori et de Juan Martin Del Potro, il est vrai un peu émoussé après un parcours homérique. Finaliste à Cincinnati puis quart de finaliste à Flushing Meadows, le numéro deux mondial a ensuite repris sa marche en avant, s'imposant successivement à Pékin et à Shangai sans concéder le moindre set en 10 matchs ! Qualifié pour la finale du tournoi de Vienne, qu'il vient de remporter face à Jo-Wilfried Tsonga, l'un de ses punching balls favoris, Andy Murray est sans conteste l'homme en forme du moment. Battu seulement trois fois depuis le mois de juin (dont une défaite en Coupe Davis, compétition qui comme les Jeux Olympiques ne rapporte pas de points ATP), il aura évidemment son mot à dire à Bercy et au Masters, à moins que la fatigue ne finisse par s'en mêler...

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Andy Murray deviendra même numéro un mondial s'il gagne ces deux tournois qu'avait remporté Novak Djokovic l'an passé. Un vrai challenge pour l'Ecossais, qui n'a encore jamais inscrit son nom au palmarès de l'épreuve parisienne et du tournoi des maîtres, mais qui est actuellement dans la forme de sa vie et sera sans doute motivé comme jamais. Ce serait pour l'éternelle quatrième roue du carrosse derrière Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic (dans l'ordre chronologique) un authentique exploit au regard de l'âpreté de la concurrence. Une concurrence dont il faut toutefois admettre qu'elle est moins performante depuis quelques mois, entre le vieillissement des deux premiers et le spleen de l'actuel leader du classement ATP... #Tennis