Dernier Masters 1000 de la saison, l'Open de Paris-Bercy est la chasse gardée de #Novak Djokovic depuis 2013. Egalement couronné en 2009, redoutable spécialiste de la surface comme en attestent également ses 5 victoires au Masters, le numéro un mondial a toutefois nettement marqué le pas ces dernières semaines.

Battu en finale du dernier US Open, après un parcours biaisé (deux abandons et un forfait sur six matchs disputés), par un Stanislas Wawrinka proche des sommets atteints en finale de Roland-Garros l'an passé, "Nole", par ailleurs écarté dès le troisième tour à Wimbledon, a admis une certaine lassitude. Son sacre attendu de longue date à Roland-Garros, le dernier Grand Chelem qui lui échappait encore, a-t-il altéré sa motivation ? A 30 ans, le Serbe, désormais père de famille, est-il encore prêt à tout sacrifier pour sa passion ?

Ces questions, de nombreux observateurs se les posent alors que son avance au classement fond.

Publicité
Publicité

Andy Murray en embuscade

Au dernier pointage lundi, Novak Djokovic ne comptait en effet plus "que" 2 415 points d'avance sur son premier poursuivant, #Andy Murray. L'éternel quatrième larron du "Big Four", auparavant toujours derrière "Djoko", Roger Federer et Rafael Nadal (ces deux derniers sont forfaits cette année), est en effet littéralement irrésistible depuis sa finale perdue Porte d'Auteuil. Certes battu en 5 manches en quarts de finale de l'US Open par Kei Nishikori, il vient d'accomplir un remarquable doublé chinois en remportant successivement les tournois de Pékin et Shangai.

Toujours en lice à Vienne, l'Ecossais pourrait être émoussé par l'accumulation des rencontres. Il est néanmoins en pleine confiance, ragaillardi depuis le retour d'Ivan Lendl dans son giron. Titré à Wimbledon pour la deuxième fois de sa carrière, de nouveau champion olympique à Rio, le natif de Dumblane est sans conteste LA grande attraction de la seconde partie d'une saison 2016 jusqu'ici dominée sans partage par Novak Djokovic.

Publicité

Derrière ce duumvirat peu disposé au partage, certains ont néanmoins une réelle carte à jouer...

Gaël Monfils, la meilleure chance française ?

A commencer par Stanislas Wawrinka, titré comme on l'a vu à l'US Open, mais qui n'a jusqu'ici pas franchement brillé dans le XIIe arrondissement. On suivra également le Canadien Milos Raonic, finaliste à Wimbledon et dont le redoutable service pourrait bien faire des dégâts, ainsi que Kei Nishikori, qui a cependant, a priori, moins d'atouts à faire valoir en indoor.

Parmi les "seconds couteaux" susceptibles de jouer les troubles-fêtes, il convient également de citer le talentueux autrichien Dominic Thiem, demi-finaliste à Roland-Garros, ainsi que le revenant argentin Juan Martin Del Potro. L'ancien vainqueur de l'US Open 2009, très apprécié du public, vient de s'imposer à Stockholm après une finale olympique et un quart de finale à Flushing Meadows. De retour dans le top 50, la "tour de Tandil" fait désormais figure d'épouvantail.

Le Tchèque Tomas Berdych, vainqueur du tournoi en 2005, et le Croate Marin Cilic, bourreau des Français en demi-finale de la Coupe Davis, seront eux aussi à surveiller.

Publicité

Enfin, côté français, Gaël Monfils a réussi le tour de force de se qualifier pour le Masters sans avoir disputé Roland-Garros et en venant à Wimbledon en touriste. Auteur d'une saison pleine, finaliste à Bercy en 2009 et 2010, "La Monf'" a peut-être franchi un cap cette année et aura à coeur de briller devant son public.

La remarque vaut évidemment aussi pour Jo-Wilfried Tsonga, dernier vainqueur français du tournoi en 2008 et finaliste 3 ans plus tard, pour le grand espoir français Lucas Pouille et pour Richard Gasquet. #Tennis