Au début du mois, la vente de l'AS Nancy Lorraine à un conglomérat chinois est annoncée. Pour le président Rousselot, elle est même "actée à 95%". Une nouvelle assez surprenante, surtout aux vues des ambitions affichées et revendiquées par le potentiel futur repreneur. On parle d'un budget d'environ 120 millions d'euros, avec un objectif "Ligue des Champions" dans les trois ou quatre prochaines années. Mais, depuis le 11 novembre, le discours a changé. Rousselot se dit agacé par la tournure des événements, et commence à s'impatienter. Prévu pour le 15, le versement des fonds ne peut pas se faire. Cyril Guth, le représentant du conglomérat et probable futur président, demande du temps pour réaliser les montages financiers nécessaires.

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Il évoque la complexité de la procédure tout en assurant la volonté des repreneurs, qui selon lui disposent d'une surface financière supérieure à celle du PSG. La crédibilité des investisseurs n'est pas remise en cause, et la piste chinoise est sérieuse. Ils sont déjà présents un peu partout en Europe, et souhaitent intensifier leurs actions en raison de la volonté du pays d'accueillir la coupe du monde 2026.

Un échec de plus ?

Rousselot a donc accordé un délai supplémentaire à ses interlocuteurs, mais semble tout de même rester confiant. Les chances de voir l'affaire capoter sont minces, mais existent. Un scénario loin d'être inédit. Le plus célèbre des fiascos est bien sûr la vente de l'#OM au fantasque Jacques Kachkar en 2007, qui n'a jamais fait parvenir (ni disposé) les 115 millions prévus.

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Plus récemment, de nombreux clubs français se sont retrouvés dans cette situation, également en Ligue 2. En 2015, le mystérieux Christophe Maillol arrive au Havre pour négocier le rachat du club, avec le Brésilien Adriano dans ses bagages. Il ne versera jamais les 17 millions annoncés. Troyes avait aussi trouvé son Mc Court en début d'année. Un riche Américain (Gary Allen) qui souhaitait investir dans l'aube avec des amis, avant de disparaître... Rappelons aussi que l'actuel leader de la #Ligue 1, l'OGC Nice, était "déclaré vendu" en janvier 2016. L'Anglais Edward Blackmore est présenté à la presse par Rivère, et assure qu'il arrive chez les Aiglons avec un riche prince Saoudien qui a envie de dépenser de l'argent. La vente sera annulée deux semaines plus tard, faute de garanties.

La prudence est donc de mise dans ce genre de transaction, qui même actée à 95% a encore des chances de ne pas aboutir. Pour certains clubs, l'arrivée de riches investisseurs a causé l'effondrement de l'entité, ou presque (Le Mans, Grenoble, Lens, Sedan...). Mais pour d'autres, tout s'est bien passé (PSG, Monaco...). C'est tout le mal qu'on souhaite à l'AS Nancy Lorraine. #Football