Et si le nouveau président de la FIFA, ancien proche de Platini que l'on disait même "Blatterisé", devenait le symbole du #Football moderne ? C'est en tout cas l'image qu'il souhaite renvoyer. Dans une récente interview, Infantino a exposé les grands chapitres du programme qu'il souhaite mettre en place pendant son mandat, avec en ligne de mire la coupe du monde 2018 en Russie. Impopulaire en raison de ses propositions concernant le Mondial à 40 (voire 48) équipes, il devrait cette fois se faire des amis grâce à sa soudaine approbation pour l'arbitrage vidéo. En effet, quand il était le bras droit de Michel Platini, à l'époque président de l'UEFA et potentiel futur candidat à la présidence de la FIFA, Infantino prêchait la bonne parole en se dressant contre l'arrivée de la technologie dans le football qui, selon son mentor, serait même dangereux pour ce #Sport.

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Une approche totalement réfractaire donc, qui peut faire sourire aujourd'hui, au vu des récentes déclarations du nouveau boss. Il avoue avoir été convaincu par les essais : "J'étais assez sceptique car j'avais peur que la vidéo ait un impact sur la fluidité du jeu. Mais je me suis rendu compte lors des différents tests que ce n'est pas le cas". Le succès de la "Goal Line Technology" va dans ce sens, et même les plus farouches opposants doivent reconnaître l'utilité de ce procédé, qui a fait ses preuves et éviter quelques polémiques. Infantino veut donc continuer à développer la vidéo dans des situations bien précises, à savoir les buts, les penaltys, les hors-jeu et les cartons rouges. En cas d'hésitation, l'arbitre pourra alors consulter un collègue qui, grâce aux images, l'aidera à prendre une décision.

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Le hors-jeu revisité, le quatrième remplaçant

Voilà qui devraient ravir les partisans de la technologie, une bonne partie de l'opinion publique et bien sûr les arbitres. Ces derniers ont certainement été séduits par le discours d'Infantino, qui propose une réforme supplémentaire pour les aider, à savoir sanctionner plus durement les joueurs contestataires. Sous quelle forme ? C'est la grande question, mais l'apparition d'une exclusion temporaire semble faire son chemin.

En plus de ces priorités, la FIFA travaille actuellement sur d'autres propositions, beaucoup moins bien accueillies par le monde professionnel. Le hors-jeu revisité, où la règle ne s'appliquerait qu'à partir des 16 mètres, est une invraisemblable régression pour plusieurs entraîneurs.

Enfin, l'éventualité d'un possible quatrième remplacement de joueur pendant la prolongation, laisse plutôt indifférent. Pas forcément nécessaire pour certains, inutile pour d'autres.

Avec ces mesures, le nouveau président de la FIFA souhaite se démarquer de ses prédécesseurs, revendiquant l'innovation et combattant le laxisme.

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Il est d'ailleurs critiqué pour ces "excès de zèle", parfois jugés fantaisistes et qui prouvent pour ses détracteurs "des lacunes footballistiques". Mais sa position sur la vidéo marque un tournant net et réel dans l'histoire de ce sport. C'est incontestablement le symbole fort du "changement" prôné par Infantino, qui déclare vouloir moderniser le football. Une proposition qui est en tout cas beaucoup plus populaire que son projet de Mondial à 40 (voire 48) équipes, loin de faire l'unanimité.

Quant à la corruption, régulièrement associé à la FIFA notamment sous l'ère Blatter, c'est un autre débat...