La rencontre d'hier soir entre Bâle et le #PSG (1-2) est une parfaite illustration des problèmes offensifs que connaît le club de la capitale depuis quelques semaines. Même si les joueurs trouvent régulièrement le chemin des filets, les attaquants parisiens, notamment les ailiers Lucas et Di Marià, ne donnent pas souvent satisfaction. Hier par exemple, les buteurs se nomment Matuidi et Meunier. Cavani n'a pas marqué, mais il ne s'est pas caché et possède des statistiques honorables depuis le début de la saison. Parfois maladroit devant le but, il a tout de même le mérite de se procurer des occasions, ce qui n'est pas forcément le cas de ses deux compères d'attaque.

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Certes, ils n'ont pas le même rôle. On va dire que Cavani est là pour convertir les actions de jeu alors que Lucas et Di Marià sont censés provoquer le danger et proposer des solutions. Problème, ce sont bien souvent les milieux et les latéraux qui fournissent l'Uruguayen...En plus d'être inefficaces, les deux ailiers sont régulièrement discrets, voire transparents. Et ces interrogations concernant le niveau de jeu des deux joueurs ne datent pas d'hier.

Messi/Neymar, Robben/Müller...

En effet, le cas Di Marià devient même problématique. Arrivé en 2015 pour près de 70 millions d'euros, l'Argentin devait être le joueur qui allait faire gagner la Ligue des Champions au PSG. Après des débuts mitigés, l'attaquant n'a jamais atteint le niveau espéré. Pire, on se demande s'il n'a pas régressé.

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Pourtant, ses qualités techniques sont indiscutables. Il était étincelant en 2013 sous le maillot du Real Madrid. Rappelons qu'à cette époque, il évoluait dans l'entre-jeu, utilisé comme un meneur. Depuis son arrivée à Paris (après un échec à Manchester United), il a toujours revendiqué son désir de jouer plus haut. Utilisé comme attaquant par Laurent Blanc et maintenant par Emery, il ne cesse de décevoir, tout simplement. Pour Lucas, la situation est différente (quoi que...). Arrivé à Paris en janvier 2013 pour 40 millions d'euros (hors bonus), il était annoncé comme le nouveau prodige du #Football Brésilien. Mais il ne s'est jamais imposé comme un titulaire indiscutable sous l'ère Laurent Blanc. Il a gagné ses galons depuis cet été, avec la venue d'Emery et surtout le repositionnement de Cavani dans l'axe à la place d'Ibra. Malgré ce nouveau statut, il peine toujours à convaincre. Ses performances sont-elles en deçà de ses capacités ou est-il surcoté ? Difficile de répondre... Cette doublette est en tout cas décevante et bien loin des Neymar/Messi du Barça, des Silva/Sterling de City ou encore des Robben/Müller du Bayern...

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Jesé et Ben Arfa restent au placard

Même si la comparaison ne souffre d'aucune contestation, Emery lui persiste et signe. Il continue de faire confiance à ses deux joueurs, certainement convaincu par leurs "potentiels". Au vu de la situation, il est tout de même très surprenant de voir Ben Arfa et Jesé cirer le banc depuis le début de la saison. Les deux recrues phares de l'été doivent se contenter de quelques minutes (ou pas), un temps de jeu bien trop insuffisant pour pouvoir démontrer quoi que ce soit. Un traitement assez dur, voire injuste. Sans évolution, ils devront se poser les bonnes questions au mois de janvier.

Encore du temps pour Emery ?

Au final, le rendement des attaquants parisiens est à l'image du début de saison du club en général. Le PSG tarde à convaincre, et les interrogations concernant le niveau de cette équipe sont nombreuses et légitimes. Malgré tout, on note une petite amélioration dans le jeu et les résultats ne sont pas catastrophiques, loin de là. Avec le temps, Di Marià et Lucas vont peut-être monter en puissance et faire gagner la Ligue des Champions à un PSG  qui fera lever les foules... Scénario envisageable ou utopique ?. Une chose est sûre, le PSG actuel, et notamment la doublette Lucas/Di Marià, est bien loin de faire lever les foules. #Champions League