Les élections à la présidence de la LFP auront donc donné lieu à un bien triste spectacle, révélateur de l'état actuel de notre #Football. Sur fond de désaccord entre les deux "catégories" de présidents de clubs (riche contre moins riche) concernant la future répartition des droits TV, nous avons eu droit à une longue confrontation mêlant coups bas, alliance et stratégie, digne d'une mauvaise télé-réalité. Pour succéder au très contreversé Frédéric Thiriez, les favoris dans la liste des potentiels futurs repreneurs du poste ont préféré décliner. Une succession d'échecs débouchant sur un 11 novembre mémorable. Sans solution, les différents acteurs se retrouvent pour désigner un élu, car il en faut bien un.

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En milieu d'après-midi, on apprend avec stupeur la nomination de Raymond Domenech. "Fausse alerte", puisque l'ancien sélectionneur de l'équipe de France s'est fait recalé (après avoir été proposé) lors de l'assemblée générale, a une assez large majorité. Cette situation ubuesque a pris fin dans la foulée avec l'élection de madame Boy de la Tour, qui a la base avait refusé le poste. On ne parle pas de choix par défaut mais de concours de circonstances. Cette femme, assez méconnue du grand public, a pour particularité d'être membre de "l'OL fondation". Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, longtemps menacé par "ses collègues" de ne pas faire partie du futur conseil d'administration, arrive donc a placer "sa" candidate tout en haut de la hiérarchie. Insolite pour certains, troublant pour d'autres...La seule satisfaction est de voir une femme à la tête de cette LFP, un vent de fraîcheur incarné par une personne que l'on dit très compétente et réputée pour sa capacité de dialogue.

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Et maintenant, la FFF

Contrairement à ce qu'il s'est passé à la Ligue, il ne devrait pas y avoir de suspense pour les futures élections à la tête de la FFF début 2017. L'actuel président Noël Le Graët, qui avait annoncé il y a quelques mois son désir de se retirer, a donc retourné sa veste. À 74 ans, on ne peut pas parler ici de "vent de fraîcheur". La très discrète concurrence ne devrait donc pas peser lourd face au tout puissant, qui possède il est vrai un bilan financier tout à fait honorable. Mais Le Graët doit surtout une fière chandelle à Didier Deschamps et aux joueurs de l'équipe de France qui ont atteint la finale de l'Euro 2016. Sa passivité dans l'affaire Valbuena et la gestion catastrophique du cas Benzema auraient pu avoir des conséquences désastreuses en cas d'élimination prématurée des Bleus, surtout pour un tournoi organisé à domicile. Souvenons-nous aussi que les querelles publiques entre Le Graët et son ancien homologue de la LFP, Frédéric Thiriez, n'ont pas été d'une grande exemplarité. On espère cette fois que les deux parties arriveront à travailler ensemble... #Equipe de France