Une énergie soudaine s'élève dans la ville des Sables d'Olonne au petit matin. Il est à peine 6h30 et les visiteurs sont déjà nombreux à emprunter les navettes. La journée s'annonce froide mais chaude pour les coeurs. Les périmètres de sécurité installés au quatre coins du Village du #Vendée globe régulent l'arrivée des milliers de personnes près du chenal, 350 000 personnes au total. Ce n'est pas n'importe quel jour, car pour 29 hommes, c'est le jour J, le moment venu de passer un nouveau cap. Mais de quel cap parlons-nous ? Est-ce une pure folie que de choisir de parcourir la mer, seul, pour remporter une course ? Une simple passion qui vous pousse à tester les limites de la Nature ? L'envie de compétition ? Tant de questions posés à nos skippers.

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Et qui tous les 4 ans, nous émerveillent par leur réponses. Citons par exemple Vincent Rioux pour PRB : "Le Vendée Globe est ce qu'on peut faire de plus extrême et de plus extraordinaire en terme de course au large en solitaire, c’est pour ça que je suis encore là." ou encore Bertrand de Broc : « Le Vendée Globe est tellement fort et puissant qu’on a envie de recommencer », mais plus fou encore, pourquoi tourner en rond quand on peut faire le Vendée Globe, explication magistrale d'un skipper plus qu'expérimenté Jean Le Cam.

Ces skippers sont-ils tous égaux face au courage ?

Dès 8h50 ce matin, ces 29 compétiteurs tous embarqué à bord de leur monocoque, ont pu apprécier le passage du chenal, moment tant attendu pour s'imprégner une dernière fois de ces sourires, ces visages et slogans d'encouragement.

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Pendant des journées et des nuits entières, le seul reflet de l'eau comme miroir sera leur seul interlocuteur, présence invisible mais qui laisse le songe et les souvenirs refaire surface. Le temps est compté, la vitesse une priorité, mais ce qui surpasse de tout cette course, c'est le courage. Une envie de plonger dans les profondeurs de son être, pour réussir à faire face aux dures épreuves du climat, de la solitude, de la fatigue... Et pourtant ces skippers tiennent bon, comme ils disent. Les épreuves physiques et mentales de cette course ne relèvent que d'exploits. Les performances des bateaux sont supérieures d'année en année, mais les hommes, eux, sont-ils plus performants moralement ? L'entraînement et la passion les amènent toujours à se surpasser, tout en leur laissant croire que c'est une évidence de faire ou de refaire cette course. La mer, élément incontrôlable ne leur fait donc pas si peur que cela. Les peurs sont bien superficielles, au regard de ce qu'ils vont vivre pendant 2 mois, car ces marins défient « L’Everest des mers ». Avec concentration, pour ces bijoux de technologie, stratégie et rigueur, ils enchaînent les réussites face à eux-mêmes. Dans ces difficultés et épreuves, ce sont les tripes qui parlent, et pour cela il est indescriptible de mesurer le courage des hommes. Soyons là pour eux à leur retour, sinon quel mérite avons-nous à les encourager ? #Sport #Voile