Le premier problème sérieux de l'ère McCourt à l'#OM est désormais connu. Il a pour nom: Franck #Passi. En effet, les nouveaux dirigeants marseillais vont vite devoir régler l'épineux cas de l'ex-entraîneur de l'Olympique de Marseille. Outre le cadre légal qui donne lieu à des indemnités de licenciement, l'éphémère coach marseillais souhaite faire gonfler ces chiffres avec une stratégie bien précise.

Passi à l'OM c'est quoi ?

Sans rentrer dans les détails, le passage de Franck Passi sur le banc olympien n'a pas été une réussite. Si on peut lui accorder le mérite d'avoir amené le club en finale de Coupe de France face au PSG et le maintien en Ligue 1, le bilan est à nuancer.

Publicité
Publicité

Pour aller au Stade de France, l'OM a battu Sochaux qui bataillait dans le bas du classement de Ligue 2 et l'opération maintien n'était pas un exploit vu la place du club au moment où Passi en prend la charge (14e sur 20). Malgré ce bilan moyen, il est reconduit. Officiellement pour son apport, officieusement car il n'y avait personne d'autre... Enfin niveau statistiques, en 15 rencontres comme coach de l'OM, Passi a enregistré 6 victoires, 5 nuls et 4 défaites pour 27 buts marqués et 22 encaissés. Moyen mais insuffisant pour l'OM.

Des dirigeants trop rapides ?

En décidant de remplacer l'entraîneur en poste, trois jours seulement après la vente officielle du club, les nouveaux propriétaires ont marqué les esprits. SI la nomination dans la foulée de Rudi Garcia était accueillie avec un véritable optimisme, cela n'a pas du tout été le cas de Franck Passi.

Publicité

On peut légitimement le comprendre. Voyant de nouvelles ambitions pour le club, il peut se sentir frustré voire vexé d'être le premier débarqué. Très vite conseillé par son avocat, le très controversé Carlos Brusa, il a depuis opté pour la stratégie offensive en exigeant le versement intégral des salaires du contrat allant jusqu'en 2018, soit plus d'un million d'euros.

Mais il souhaite également démontrer que cette éviction doit justifier des "dommages et intérêts faramineux pour le préjudice subi." Autant la première partie peut totalement n'a rien de choquant, si on considère qu'un coach est un salarié d'une entreprise et que son licenciement entraîne le paiement des salaires du contrat en question. En revanche, exiger des réparations aussi élevées pose grandement question.

Une stratégie très risquée

Le bras de fer entre les deux parties peut s'éterniser durant de nombreux mois. L #OM ne souhaite pas payer ces fameux dommages et intérêts et Passi campe sur ses positions en durcissant le ton.

Publicité

Sans parvenir à un accord, on se dirige tout droit vers une longue procédure médiatique. En choisissant Carlos Brusa comme avocat, Passi opte le pari de l'exposition médiatique afin de sensibiliser un maximum d'attention sur son cas. Avocat entre autres de Franck Ribéry, il a notamment été sanctionné plusieurs pour procédures abusives voire systématiques. Pas sur que cela soit la meilleure stratégie pour retrouver un poste de coach par la suite lorsqu'on connait la tendance chez les présidents de club de Ligue 1 à ne pas chercher de coachs procéduriers...

L'essentiel est pourtant ailleurs pour Passi

Au delà de la bataille que vont se livrer les deux parties, il faut être aveugle pour ne pas voir que Passi est attiré par l'appât du gain. S'il était si sûr de ces qualités de coach, il repartirait directement à la recherche d'un poste en laissant cette histoire se régler avec le temps. Tout le contraire de cette procédure qui ne vise qu'à retirer un maximum d'argent quitte à laisser l'éthique de coté. Contesté par ses propres joueurs au sein du vestiaire et décrit par des membres du staff comme un tacticien sans idée de jeu, il devrait réellement se concentrer sur ces aspects du métier de coach et mettre de coté ce cirque médiatique pour garder une chance d'exister dans ce milieu si versatile. Mais pour Passi, l'essentiel est ailleurs. Entre le chèque et le montant. Chacun ses priorités... #Football