Russel Westbrook peut-il encore aller plus haut ? On peine à le croire, mais semaine après semaine l'Américain ne cesse d'améliorer ses statistiques jusqu'à devenir un candidat très sérieux au prestigieux titre de meilleur joueur de la saison NBA (MVP). L'année passée à mi-saison, il culminait avec une fiche de statistique déjà stratosphérique, mais moins flatteuse. 25,9 points, 6,5 rebonds, 8,0 passes décisives et 2,0 interceptions. Année après année, il améliore son rendu pour devenir un joueur ultra complet. Libéré cet été après le départ de Kevin Durant aux Golden State Warriors, le meneur de jeu est le leader incontesté de son équipe d'Oklahoma City où toutes les actions passent automatiquement entre ses mains.

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Le 18 décembre dernier, il a atteint la barre hallucinante de 50 triple-double en carrière face aux Suns de Phoenix. Il a compilé ce soir-là 26 points, 22 passes et 11 rebonds. Il faut remonter loin pour retrouver une telle performance et ouvrir les livres d'Histoire. Aucune trace d'un triple double à 25 points et 20 passes depuis 1988 et un certain Magic Johnson, ça situe la performance du personnage.

Les statistiques sont-elles suffisantes ?

Le titre de MVP n'est pas seulement une récompense purement individuelle, mais également dédié au joueur qui est le plus utile à son équipe. Dans l'obtention du trophée quelques critères sont nécessaires pour décrocher le Graal décerné par les journalistes, et c'est là que ça se corse pour le joueur de 28 ans. Si l'on se réfère aux derniers vainqueurs du trophée, le nombre de victoires dans une saison régulière est l'un des facteurs essentiels.

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À ce petit jeu-là, le bilan est très mitigé pour OKC. Après 28 rencontres disputées, le classement n'est pas discutable. 7e avec 16 victoires pour 12 défaites. Sur les dix derniers lauréats, six ont atteints plus de soixante victoires lors de la saison régulière. Pire, depuis 1987-1988, aucun MVP n'a terminé au-delà de la deuxième place de sa conférence. Dans une conférence Ouest chaque année plus relevée, voir Oklahoma effectuer une remontée folle est peu probable. Plus ouvert que jamais, Harden, DeRozan, Davis ou encore James peuvent également prétendre au trophée. Le seul danger qui guette RussWest serait un coup de mou physique pouvant intervenir à tout moment tant son implication rencontre après rencontre est total. Et pour obtenir le titre de MVP, la régularité est un mot à ne pas galvauder, mais quel régal jusque-là.

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