Après treize journées de championnat, Boavista présente un bilan mitigé. Trois victoires, quatre matchs nul pour six défaites. Ces dernières années ont été agitées du côté de Porto. Entre la corruption et la relégation, peu de temps pour sourire. Revenu en première division en 2013 après avoir connu l’enfer, le champion du #Portugal 2001 revit. Et cela suffit à leur bonheur. C’est l’histoire du phénix qui renaît de ses cendres. L’histoire d’un maillot à damier noir et blanc mythique qui revient de nulle part. Il y a quelques années, personne ou presque n’aurait misé un kopeck sur un retour en première division aussi rapide. Durant les années 2000, le club a connu ses heures de gloire avec un titre de champion national en 2001 et une demi-finale de Coupe de l’UEFA en 2003.

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Au Portugal, le FC Boavista fait partie des grands noms du championnat national.

Le début des ennuis arrivera justement à la fin de la saison 2003. Alors que le second club « portuense » est sur la pente ascendante et bien implanté dans le paysage national, des décisions politiques et économiques vont plonger le club sens dessus dessous. Le Portugal est en ballotage avec la Grèce pour obtenir l’organisation de l’Euro 2004 (finalement attribuée à la Grèce), rénove son stade en prévision de cette compétition internationale. Des parkings flambant neufs, un système pour ne pas abîmer la pelouse lors des concerts, plusieurs salles annexes et 30.000 places assises. Tout était réuni pour procurer du bonheur au peuple de Boavista.

La descente aux enfers

Seulement voilà, le coût fut énorme et les dettes s‘accumulèrent.

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En 2008, outre la grève des joueurs impayés en 2008, c’est une affaire de corruption qui éclate au Portugal. L’affaire des « sifflets dorés ». Le FC Porto, l’Uniao Leiria et Boavista sont impliqués. Et ce sont les « panthères » qui paieront la note. Les deux autres clubs s’en sortent avec des amendes et un retrait de points alors que Boavista est directement rétrogradé en deuxième division. Et cela va de mal en pis. La saison suivante, le club descendra sportivement en troisième division. Alors que Boavista n’est pas encore sorti du bourbier de la troisième division, où il a rapidement été rejoint par l’Uniao, c’est enfin une lueur d’espoir qui survint à Porto. En effet, en 2013, le club fait appel de la décision de 2008, la Ligue portugaise de #Football se décide à rétablir la justice et ramène le club en première division.

João Loureiro sera l’homme clé du renouveau. Il évite la faillite. Criblé de dettes, il injecte de l’argent et grâce à un dossier rondement ficelé, il convainc la fédération portugaise de valider sa remontée automatique pour la saison 2014-2015, plus qu’un soulagement, un sentiment de justice.

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Des dédommagements seront accordés au second club de Porto et permettra de reconstruire une équipe capable d’évoluer en première division. Lamine Ly, Bryan Beckeles ou encore Philippe Sampaio viennent renforcer les ambitions retrouvées d’un club qui était au bord de la rupture. Boavista termine 13e du championnat. La Coupe d’Europe est encore loin, mais le club s’est reconstruit, soudé plus que jamais et peut désormais se tourner vers l’avenir avec un appétit féroce. Le club cherche dorénavant de la stabilité. Une preuve ? La prolongation au mois de mai dernier de son entraineur bolivien Erwin Sanchez.