A Natal, dans la chaleur brésilienne, le 24 juin 2014 fera date. L’événement se déroule lors du dernier match de poule de l'Uruguay, victorieuse de l'Italie 1 à 0 et qualifiée pour les huitièmes de finale. A ce moment-là, la Coupe du Monde traverse une péripétie qui secoue le monde du #Football. Luis Suarez, Uruguayen de naissance, Barcelonais d’adoption, vient de mordre l’épaule de l’Italien Giorgio Chiellini. Cet événement modèle encore un peu plus la légende de l’avant-centre aussi connu pour ses buts que pour ses coups de sang. Oui, le natif de Salto fait partie de ces joueurs schizophrènes. Doux comme en agneau en dehors du terrain, aimer de ses coéquipiers, il n’en reste pas moins un de ceux qui se transforment lorsque le moment est venu de fouler le pré.

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Il devient une terreur des surfaces, un homme sanguin, plein de haine, prêt à tout pour dominer son adversaire. Et l’ancien joueur des Reds en connaît un rayon. En décembre 2011, lors du match Fulham-Liverpool (1-0), l’attaquant adresse un doigt d’honneur au public du Craven Cottage. La fédération anglaise lui infligera un match de suspension. En février 2012, lors de Tottenham-Liverpool (0-0), Suarez, alors en pleine affaire « Evra », assène un coup de pied en plein ventre à Scott Parker. Les frasques de l’Uruguayen sont tellement nombreuses qu’il serait envisageable d’écrire un bon thriller. Acte raciste, coup de pied, morsure, coup de poing … Tous les moyens sont bons pour déstabiliser l’adversaire et décrocher la victoire.

Un buteur de classe mondiale

De victoire, il en est question depuis son arrivée à #Barcelone.

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Après deux ans d’expérience barcelonaise, le joueur de 29 ans a garni sa vitrine à trophée et s’est fondu dans un collectif catalan acquis à la cause de l’Argentin Lionel Messi. Lors de son arrivée en Catalogne, les dirigeants étaient perplexes quant à sa complémentarité avec le duo Messi-Neymar. La réponse a vite était donnée. Aucun incident à déplorer et deux saisons remplit de performances de haute-volée. Comme quoi, l’Uruguayen prouve à l’Europe qu’il est capable de canaliser ses nerfs. Et ce n’est pas tout. Il possède une dualité rare le rendant si particulier. C’est un joueur alliant un fighting spirit sud-américain et une science du jeu à l’européenne. Il y a quelque chose d’authentique dans ses actes instinctifs voire de décalés. Décalé ou pas, avec 98 buts et 57 passes décisives en 117 matches sous le maillot Blaugrana, Luis Alberto Suarez Diaz a été un élément fondamental de la réussite barcelonaise ces deux dernières années. La saison passée, suite à la blessure longue durée de la Pulga, les attaquants se sont émancipés, Suarez en tête.

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N’en déplaise à Balotelli and Co, l'Uruguayen fait l’actualité pour ses performances, ses réalisations géniales, ses actions de grandes classes et pour les trophées soulevés. Aucunement besoin de défrayer la chronique avec des prostitués, des bagarres dans les bars ou avec l’achat de la dernière Ferrari rouge métallisé. Il joue au foot, s’éclate, les dents longues d’ambitions.

#Sport