Le club de #Football de #Givors (69), commune située à une vingtaine de kilomètres au sud de Lyon vient une fois encore d'être sanctionné. Dans cette association, la vie n'est pas toujours un long Rhône tranquille. Difficile toutefois de répartir les responsabilités entre le club lui-même et l'environnement. Les dirigeants sont un peu démunis.

Givors rattrapée par la mauvaise tenue de certains supporters. Les faits remontent à un week-end de novembre. Les habitants d'une résidence bordant le stade s'en souviennent. Du bruit. Beaucoup de bruit. Plus qu'à l'ordinaire et, surtout, une intensité laissant comprendre que, sur le terrain de sport, se joue autre chose qu'une histoire de ballons ronds.

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Le stade de football de Givors Tony-Garcia du nom de l'un de ses anciens joueurs disparu, alors que le club s'appelait SOG jouit d'une entrée fermée, d'une petite tribune couverte, de hauts grillages autour et d'installations modestes mais convenables qui, à priori, devraient permettre aux joueurs de se livrer à leur sport favori en toute quiétude. Le 19 novembre toutefois, les 19 ans locaux reçoivent ceux de l'Entente Beaujolaise, club du nord du département. Pour ce match, sont venus quelques supporters et aussi quelques jeunes ne faisant pas du ballon rond leur priorité. Des objets volent... Et retombent. Ils sont lancés en direction de joueurs adverses ne sachant pas où ils ont mis les pieds. Bienvenue à Givors. Puisque le sport est l'un des premiers ambassadeurs d'une ville. Dans son édition du 28 décembre 2016, Le Progrès reprend la déclaration du président de la commission de discipline du district du Rhône de football.

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"Il y a notamment eu des jets de pétards... Nous avions déjà averti le club de Givors, en avril 2016. Il y a récidive et notre décision est prise" affirme Bernard Boisset. L'épisode Anthony Lopes... Givordin a sans doute durci les décisions. En fait, les incidents ne sont pas nouveaux. Pas sûr qu'ils soient plus fréquents qu'avant. Le club avait connu en son temps des jets de projectiles à partir des voies de la gare voisine de Givors canal ! A part faire jouer dans un blockhaus, le club sera toujours sous la menace de gestes isolés ou de petites groupes voulant nuire aux couleurs locales. Le phénomène est plus le reflet d'une situation locale que purement footballistique. La sanction va pourtant dans le sens du blockhaus puisqu'aucune équipe de football à 11 ne pourra évoluer à Givors tant que le club n'aura pas trouver la parade pour empêcher "le jet de projectiles venant de la route". Il est également demandé de placer "devant la main courante un paravent obligeant les spectateurs à se positionner dans la tribune pour faciliter la gestion d'éventuels débordements verbaux...".

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Le président, Selou Diallo, qui oeuvre pour un club convivial explique au Progrès qu'il est difficile de gérer des individus qui créent les troubles "depuis les rues situées aux abords du terrain".

Comment un président de club pourrait-il éviter des jets de projectiles ?

Il dit aussi être en contact avec le District et la Municipalité pour trouver des solutions. Il semble certain que son appel n'aboutira pas. Ce qui veut dire que le club aura des frais de déplacement supplémentaires qui s'ajouteront à l'amende de 570 euros ! De l'argent public, surtout si l'on compte les aménagements, les clubs étant subventionnés par la ville. Une autre solution consisterait à interpeller les fauteurs de troubles et à les faire payer.

Faut-il condamner des jets de projectiles sur le goal givordin de l'OL, Anthony Lopes... et pas sur des joueurs beaujolais ?

Ce n'est ni à Selou Diallo à les arrêter, ni à Selou Diallo à les faire payer. Il s'agit le plus souvent de Givordins connus de tous et même quelquefois des joueurs eux-mêmes. On ne peut pas, d'un côté se dire choqué par des jets de pétards à Metz visant le goal givordin de l'Ol Anthony Lopes, et ne pas comprendre la sanction du district. #Anthony Lopes