En janvier dernier, #Pablo Osvaldo débarque à Buenos Aires pour relancer une énième fois sa carrière dans l’équipe de Boca Juniors. L’Italo-argentin a découvert son 12e club, un vrai globe-trotteur. Plus qu’un aventurier, Osvaldo fait partie de cette race de joueur qui ne rentre pas dans le moule de la sphère footballistique. Entre ses coups de folie extra-sportifs et ses frasques sur le terrain, l’attaquant n’a cessé de se faire remarquer. Parfois pour le meilleur, surtout pour le pire.

La naissance d’un insoumis

En 1995, le monde découvre au cinéma le film Bad-Boys. Deux flics qui tentent de faire le bien, mais qui n’arrêtent pas de déconner.

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Un film où Pablo Osvaldo doit certainement se reconnaître. Un joueur remplit de contradictions. Forte tête, impulsif, parfois nonchalant, talentueux, mais aussi maladroit. Tout commence à Buenos Aires en Argentine. Il foule ses premières pelouses à Lanus, Banfield puis Huracan où il évolue pour la première fois en équipe première à 19 ans. Une première saison où il plante en 11 buts en 33 apparitions. On se dit que ce garçon à un potentiel non négligeable et un avenir certain en Europe, notamment en Italie où il rêve d’évoluer. Et justement son rêve se concrétise. De 2005 à 2009, il joue dans quatre formations italiennes. Bergame, Lecce, la Fiorentina et Bologne. Il dispute 93 matchs pour un ratio famélique de 18 buts. Très discret au moment de conclure les actions, il se fera néanmoins remarquer pour la première fois lors d’un entrainement avec Bologne pour un comportement violent.

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Le début du show Osvaldo. En quelques minutes d’intervalles, il s’embrouille avec deux coéquipiers et envoie au tapis le pauvre Mingazzini. Las de son comportement et de son manque de régularité face aux cages, l’Argentin de naissance est vendu à l’Espanyol Barcelone. Il y restera un an et demi où il jouera 46 matchs pour 21 buts. Presque une résurrection.

Retour aux sources

Il est temps de rentrer au pays de ses racines pour montrer aux Italiens qu’il peut s’imposer. La Roma le recrute pour deux saisons. Il doit faire oublier Vucinic, pas une mince à faire. Néanmoins, il s’accroche et reste dans la lignée espagnole. Il est souvent décisif avec Rome. Bon de la tête, adroit des deux pieds, il se sert de sa grosse carcasse pour bouger les défenses. Il tape dans l’œil du sélectionneur italien Cesare Prandelli qui fait appel à lui. Une décision qui peine à faire son chemin dans la classe politique italienne et notamment le parti de Silvio Berlusconi, la Ligue du Nord. Osvaldo, fidèle à lui-même ne se défile pas.

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Malgré de bonnes statistiques avec la Roma, Osvaldo ne mûrit pas. Plusieurs frasques majuscules du joueur marqueront à jamais sa carrière et sa légende. Son embrouille avec Lamela en 2011 par exemple ou encore lors d’un match qualificatif pour la Coupe du Monde 2014 face au Danemark (2-0). Il adresse un coup de poing à Stokholm après 16 secondes de jeu. Décidément incontrôlable. Il sera transféré par la suite à Southampton, La Juventus Turin, l’Inter Milan, Boca Juniors, Porto et une nouvelle fois Boca Juniors. Cinq clubs en deux ans où il ne s’imposera jamais.

Changement d’horizon

A 30 ans et après seulement cinq matchs avec le club bleu et jaune, Osvaldo se fait griller avec une cigarette à la bouche à l’occasion d’un quart de finale de Copa Libertadores (la Ligue des champions sud-américaine). L’Italien est banni du mythique club argentin. Fatigué du football et de ses règles, l’attaquant refuse une dernière offre du Chievo Vérone pour pratiquer son autre passion, la musique avec son groupe de rock argentin "la 25".

#Football #Musique