Lundi 12 décembre, l’horloge du Madrigal affiche 22h45. L‘écran géant indique le score sans appel de 3-0. Grâce à Trigueros, Dos Santos et Soriano, Villarreal vient de faire chuter le 3e du dernier championnat et le dernier finaliste de la coupe aux grandes oreilles. Une performance, une vraie. Le bilan de ce début de saison est sans appel. Huit victoires, cinq matchs nuls pour trois défaites. Des résultats solides qui installent l’équipe de Fran Escriba en tête de la #Liga. Qui pouvait imaginer pareil succès en juin 2012. Á cette époque-là, le club vient tout juste d’être relégué. Oublié les matchs de Coupe d’Europe, bonjour la deuxième division.

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Mais le club s’est relevé et vite. La fin de saison 2012 ressemble à un cauchemar. Jamais dans le « gruppetto » durant la totalité du championnat, Villarreal est descendu à la faveur d’un but dévastateur de Michu (Rayo Vallecano) à la dernière seconde du dernier match qui les opposait à Grenade. Pour la majorité des clubs, une descente est synonyme de catastrophe industrielle, mais pas pour eux. Un plan économique est élaboré pour subvenir à un club alors endetté. La vente des meilleurs joueurs d’une part, mais aussi l’aide du propriétaire qui a réinjecté de l’argent pour sauver l’entité. Les premiers mois en deuxième division sont compliqués malgré un budget supérieur aux autres. L’arrivée de l’entraîneur Julio Velazquez va tout changer et permettre aux « amarillos » de remonter en Liga en terminant deuxième derrière Elche.

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Villarreal sort la tête de l'eau

Avec une ambiance retrouvée dans le stade, environ 20000 abonnés pour une ville de 50000 habitants, le sous-marin jaune renaît. Les saisons 2013-2014 et 2014-2015 sont semblables. La recette est la même, les résultats aussi. Les dirigeants de Villarreal s’appuient sur un groupe jeune et profite de son réseau à travers le globe pour dénicher quelques joueurs prometteurs. Vietto et Gabriel Paulista, vendus respectivement 20 millions d’euros à l’Atletico Madrid et Arsenal révèlent une stratégie payante. « Alors que beaucoup de clubs espagnols ont des dettes, nous n'en connaissons aucune. Notre président est suffisamment intelligent pour ne pas dépenser sans compter. Par exemple, s'il reçoit dix euros, il va en garder cinq. Généralement, ici, les clubs qui reçoivent dix euros en dépensent quinze et sont obligés de demander un prêt à la banque. » Explique le recruteur Antonio Salamanca dans les colonnes de So Foot. En investissant intelligemment, le club ne se met pas dans le rouge et avance ses pions.

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Pour preuve, quatre joueurs titulaires de la Roja U19 font partie de l’effectif de Villarreal. Côté terrain, le coach joue la sécurité. Pas de fantaisie, du pragmatisme. Une base arrière solide et organisée et un travail tactique porte ses fruits. « Je veux que tous les joueurs participent, tant offensivement que défensivement. Si nous pouvons terminer une action avec cinq passes au sol, nous n'en ferons pas 20. À l'exception du Barça et de la Roja, nous devons trouver un style attractif et efficace. » Une chose est certaine avec une gestion réglée au millimètre, les « amarillos » savent où ils vont.

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