Unai Emery aura sans doute droit à son mercato hivernal. Hier, à défaut d'avoir pris les 3 points face au leader niçois, le #PSG s'est tout de même montré plutôt rassurant dans le jeu, en dominant son adversaire pendant la quasi-totalité du match.

Paradoxalement, il se retrouve mené 2-0 à la mi-temps, un score qui prouve que l'OGC Nice n'est pas en tête du classement par hasard. Un coup franc magistral de Cyprien, un but de Pléa et un réalisme déconcertant. Dans les tribunes du parc, les sifflets retentissent et accompagnent les joueurs de la capitale jusqu'au vestiaire.

Dominé n'est pas gagné

Dès le début de la deuxième mi-temps, Cavani réduit l'écart et le PSG pousse Nice dans ses retranchements.

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Dans une ambiance des grands soirs, les occasions se succèdent et c'est sur un centre anodin que Cardinale va se trouer et permettre à l'Uruguayen de doubler la mise. On se dit alors que cette erreur va anéantir les hommes de Favre, qui semblent à ce moment-là étouffés par leurs adversaires. Ils vont pourtant se ressaisir, remettre le pied sur le ballon et répondre aux duels.

Finalement, nous en resterons là. Un score de 2-2 qui provoquent des réactions mitigées dans les deux camps. Même s'ils ont été dominés, les Niçois peuvent nourrir des regrets, au vu du scénario et du stupide deuxième but encaissé. À chaud, il y à même de la frustration chez certains Aiglons, qui peuvent cependant être fiers de ce qu'ils viennent de réaliser. Ce résultat crédibilise leur statut de leader de la Ligue 1.

Emery "en sursis" ?

À Paris, les sentiments sont également contrastés.

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Même si le point pris n'est pas suffisant, les joueurs se sont malgré tout montrés convaincants dans le jeu et ont prouvé qu'ils étaient capables de hausser leur niveau après la déroute montpelliéraine et l'humiliation bulgare (0-3 ; 2-2). Le visage conquérant affiché par son équipe laisse donc un goût amer à Emery, qui a sans doute hier gagné le droit de passer les fêtes dans la capitale, avec un mercato hivernal en guise de cadeau.

De son propre aveu, il se dit premier responsable du 0-2 de la 45ème minute. Rien de nouveau pourtant à l'annonce des compositions d'équipes d'avant-match, si ce n'est la nouvelle titularisation de Matuidi sur le flanc gauche de l'attaque parisienne en lieu et place de Lucas. Un 4-3-3 classique, avec Krychowiak et sans Ben Arfa...

Le Polonais sortira à la mi-temps et le Français rentrera seulement à la 73ème minute, ratant un peu près tout ce qu'il essaiera de faire, symbole de son mal-être. Di Marià lui, aura une nouvelle fois été titulaire et fantomatique, illustrant à lui tout seul les carences parisiennes (ou les incohérences d'Emery ?).

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Jesé, lui, a encore brillé par son absence.

Une défaite aurait peut-être condamné le technicien Espagnol . Ce match nul va sans doute lui permettre de commander des joueurs pour Noël. Mais le chéquier Qatari va-t-il suffire à combler les manquements offensifs (seul Cavani se montre à la hauteur cette saison) et les défaillances défensives (7 buts encaissés dans la semaine) du PSG ? Emery est-il "en sursis" ? L'hiver sera sans doute chaud à Paris... #Football #Ligue 1