Il y avait beaucoup d'effervescence, ces derniers temps, autour de la situation d'Arsène #wenger. Giflés en huitième de finale de la Champion's League par le Bayern Munich, incapables de sa qualifier pour la prochaine édition de la reine des coupes d'Europe pour la première fois en vingt ans, les Gunners ont indéniablement raté leur saison. Et ce, malgré la récente victoire en cup face au champion d'Angleterre, Chelsea, le week-end dernier.

On ne donnait, dès lors, pas cher de la peau de l'ancien entraîneur de Monaco, en place à Londres depuis bientôt vingt-et-un ans. Que ce soit au sein de la presse Britannique, ou dans les travées de l'Emirates Stadium, où les dissonances se faisaient de plus en plus fortes, on disait qu'il devait s'agir des derniers jours de Wenger à la tête du club.

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Souvent évasif concernant son avenir, il arrivait de plus en fin de contrat, et les noms de plusieurs coachs commençaient déjà à émerger comme possibles remplaçants, notamment celui de Jorge Sampaoli, l'entraîneur du FC Seville. Il n'en fut pourtant rien, puisque l'entraîneur aux 1175 matchs sur le banc d'#Arsenal a prolongé son bail de deux ans avec son club. Il y est désormais lié jusqu'en 2019.

Quel destin pour Arsenal?

Si cette prolongation a pour effet de confirmer Arsène Wenger dans ses prérogatives, elle ne représente pas non plus une marque de confiance inébranlable : une prolongation de deux ans ne lui laisse pas une marge de manœuvre conséquente et représente une forme de couperet synonyme d'obligation de résultat. Ainsi, sans un rapide retour en Ligue des Champions, et des résultats dignes de ce nom en Ligue Europa comme en championnat, on voit mal comment ces deux années supplémentaires pourraient être suivies d'une nouvelle prolongation.

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Le projet sportif du club est également sujet à beaucoup d'interrogations. Alors que la direction des Gunners avait pour dessein de nommer un directeur sportif pour épauler son entraîneur, cette possibilité a été balayée d'un revers de main par le coach Français, refusant de céder ses fonctions managériales: "Je suis le manager et tant que je serais manager du club de football d'Arsenal, je déciderai de ce qui se passe sur l'aspect technique. C'est tout." Doit-on en conclure que la structure du club et son fonctionnement resteront les mêmes? Pas forcément.

Car dans le même temps, l'effectif Londonien risque de connaître pas mal de bouleversements. Les relations entre Wenger et son attaquant vedette, Alexis Sanchez, sont tendues, et le Chilien est plus que jamais sur le départ, convoité par le Bayern Munich et Manchester City, et ce malgré une proposition de prolongation émise par le club. Lui aussi soumis à la même proposition, Mesut Ozil ne serait pas non plus contre un transfert. Il en va de même pour Walcott, Coquelin, Ramsey, Ospina, Monreal, Cazorla, Perez et Bellerin, ce dernier étant courtisé par le Barça et Manchester City. L'été s'annonce chaud...