Le mercato du PSG n'en finit plus de susciter des réactions. Cette semaine, c'est le président de l'Olympique Lyonnais qui s'en est pris au club de la capitale. Les propos du médiatique patron rhodanien pourraient bien finir par provoquer une réaction des propriétaires du vice-champion de France tant les attaques sont régulières et toujours plus virulentes. En cause, les sommes astronomiques dépensées par les Qataris pour s'attacher les services du prodige Neymar, et peut-être ceux de Fabinho et surtout de Kylian MBappé dans les jours prochains.

Le PSG toujours sous le feu des critiques

C'est en marge du tirage au sort de l'Europa League que Jean-Michel Aulas en a profité pour se lâcher.

Tout au long de l'été, le président a souvent fait la une des médias pour ses sorties et ses commentaires via les réseaux sociaux. Cette fois-ci, un nouveau cap à été franchi."L'évolution actuelle des prix, comme des salaires, compromet l'équilibre du football français et peut-être même européen.", déclare-t-il. Puis, il enfonce le clou : "Le système DNCG ne protège pas l'équilibre économique des clubs. Il valide, à partir du moment où il y a de l'argent, des choses qui sur le plan de l'éthique ou du conflit d'intérêt ne sont peut-être pas compatibles [...] Même Franck McCourt ou Lopez ne pourront pas lutter Une manière comme une autre pour le Rhodanien de solliciter des alliés de circonstances qui n'en demandaient pas tant.

Le début d'une "guerre nucléaire" pour Jean-Michel Aulas

Décidément pas avare en matière de formules chocs, le président lyonnais se fait ensuite expert en diplomatie internationale. D'après lui, le football européen est devenu une marionnette dont les ficelles sont tirées à tour de rôle par le Qatar et Abou Dhabi. Ainsi, il analyse la situation de la façon suivante : "Nasser a raison de faire ce qu'il fait, mais a-t-on raison de l'autoriser à faire ce qu'il fait, comme Manchester City ? On est entré dans une guerre nucléaire entre Abou Dhabi et le Qatar et peut-être demain avec l'Arabie Saoudite.

» C'est donc à la concurrence déloyale que crie Jean-Michel Aulas. Difficile pour lui de se faire à une époque où les codes ne sont plus les mêmes. Il est loin le temps où l'OL enchaînait les sacres. Un temps que les moins de vingt ans ne pourraient bientôt ne pas avoir connu. Cependant la nostalgie reste. "Quand Lyon dominait le Championnat, c'était avec ses propres moyens, pas avec l'argent d'un Etat." conclut-il, non sans amertume. Mauvais joueur le président ? Possible, possible...