"J'allais sur la route sans voir ni entendre"!!. Pourtant la campagne était magnifique, grandiose même. Les arbres plus que centenaire faisait haut dans le ciel comme une voute sur mon chemin sans parvenir à cacher le soleil chaud, très chaud qui ne semblait bruler que la route. Si j'avais pu voir le dessus de la forêt, Je l'aurai trouvé resplendissante, ne soufrant pas du tout de ces rayons de feux. Les oiseaux lançaient leurs cris de colère, de jeux ou d'amour. Une bête sauvage traversait parfois et très vite cette partie dénudée artificiellement qui gâchait l'harmonie des lieux. A l'abri, à nouveau, de l'autre coté, l'animal reprenait ses occupations.

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Ce sous bois était terrible "d'attirance". Je l'avais regardé une fois, une seule, je savais qu'il ne fallait pas, sinon je m'y enfoncerai pour n'en plus ressortir. Ce que  j'y serai bien dans cette clarté tamisée, allongé sans penser. Me laisser aller d'abord à un sommeil réparateur, ensuite et bien!...Oui! Voilà ensuite rien!!!

Je n'ai qu'une chance de me sauver, c'est de continuer, suivre cette voie toute tracée. Au bout seulement je pourrai dormir. Ne pensons plus et marchons. Cette nuit ça ira mieux, la fraicheur me fera du bien. J'essaierai alors de m'arrêter un peu, Si je m'endors le froid me réveillera, et si je ne me réveille pas!... Je suis bien fatigué! Non! je ne dormirai pas. J'essayerai de m'asseoir d'une façon inconfortable afin de ne pas me laisser aller.

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Demain où serais-je?  J'avais pourtant compté, il me fallait,  je ne sais plus, combien de jours de marche? J'en suis au sixième, septième. Ah! je ne sais plus "je deviens fou". Bon!C ne pensons plus!  Il est midi à peu près, je ne tiendrai pas jusqu'à ce soir. Mes yeux! mes yeux! ils me brûlent. Mais je vais  tomber!... A vouloir suivre le bord,  je quitte la route sans m'en rendre compte. De toute façon l'ombre des arbres vient de trop haut pour m' apporter quelques fraîcheurs. Ce sale goudron qui fond, il colle  à mes chaussures. Regagnion le bord, mais attention; si je vais à terre je ne peux plus me relever. Et si je veux arriver, il faut que j'arrive! il faut qu'ils me voient!  il faut que je leur dise! Il faut que j'avance toujours, demain, après demain,  jusqu'au village. J'arriverai,  je crois qu'après cela ,j'aurai accompli la grande oeuvre de ma vie. Je me retirerai, je les laisserai. Ils sauront  bien remplir la tâche qui les attends puisqu'ils auront l'espoir, le vrai, le concret.

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"Celui sur lequel on bâti un empire parce qu'il est là". Ce n'est plus la notion abstraite de mes jeunes années.               

J'ai mal, j'ai chaud, je vois comme dans un brouillard. Tout danse devant moi, il n'y a plus de route et pourtant cette clarté entre deux haies, c'est elle! je le sais. "je dois arriver" il faut que puisse leur dire: "Les gars la victoire est là!". Ca y est vous êtes chez nous! Votre victoire vous l'avez! Encore un dernier effort et vous pourrez construire notre cité. Vous la construirez  d'autant plus vite que vous avez pleuré de n'être pas vous! de n'avoir pas de but! vous avez pleuré de ne plus savoir pourquoi, en fait, vous pleuriez!!!

A penser tout ça je marcherai "cent ans". Pour aller leur dire tout cela, mais oui! je marcherai le temps qu'il faudra. On m'a chassé loin d'eux, on a voulut rester en contact avec mes compagnons. D'après mes directives et ma volonté ferme et pleine d'espoir ils ont continué la lutte. Et voilà que subitement le peuple a compris, il s'est soulevé, il a réalisé qu'il pouvait renversé les barrières vieilles de "milles ans". Tout se fait en ce moment là-bas. ils y sont tous,  je suis le seul à ne pas être arrivé. Et pourtant j'étais le premier, il y a si longtemps! J'aurai quand même bien voulut qu'il en reste quelques-un pour m'aider dans mon retour. Mais non! Ce ne sont pas des lâches. Leur devoir est au combat, ils y sont. Ma route est déserte, je ne trouverai personne pour me secourir.

Quand j'ai reçu le message qui m'appelait, j'ai compris qu'il en serait ainsi! Malgré ma hâte je n'ai pu les rejoindre. Mais demain ou peut-être après, je ne sais plus, je les retrouverai ces chers compagnons de lutte!

Comment sont-ils? mes fidèles de toujours, mes pionniers? Je me souviens, j'étais très jeune lorsque je décidai "de faire MON PAYS"! de le créer! Il m'a fallut beaucoup de temps, de persuasion pour recruter mes premiers "adeptes"!. Mais devant l'ardeur de ma jeunesse, la foi en ma cause, j'ai pu en  réveiller  Quelques-un.  Alors a commencé l'organisation d'une vie de société, la vie du combat isolé avec la crainte, la peur, la terreur parfois! Nous avons vécut comme les bêtes qui sont là dans les sous bois, Plus traqués qu'elles ne peuvent l'être. Plus marqué dans nos chairs moralement que physiquement car en tant qu'être humain nous pensons "NOUS" et parfois ça fait très mal!!!

La nuit!..., enfin je suis mieux. Je vais quand même me reposer un peu. Demain sera encore une dure journée. Mais je serai arrivé! Je dois ménager mes forces. Là ça ira! Impossible de dormir  dans cette position. "Mes jambes"! je ne les sens plus, ce sont des bâtons!. Si!.. je peux les bouger, ça va. Ah!... je suis quand même "BIEN" très bien! Si je m'allongeai un peu.  Non!.. pas çà sinon je meurs là, si près du but. Allons il vaut mieux repartir. Je ne dois pas m'arrêter avant d'être arrivé, c'est trop dangereux!...

Je ne sens plus la chaleur,  pourtant ce rond lumineux dans le ciel, c'est bien lui, le soleil, il est au milieu de sa courbe, il est environ midi. C'est curieux je me trouve "BIEN"!. Pourquoi je ne souffre plus! Je touche à la fin de mon cauchemar peut-être! et mon organisme le sent !. Je ne sais pas!!!.     A moins que; mais non ! pas çà!. Et si mon corps n'était plus rien, si je n'avais plus de vie!. Je ne marche peut-être plus en ce moment, je délire!!. Je n'arriverai donc jamais. Mais si, je marche! Là bas mais c'est la ville. Non! ! je ne vois plus rien!. Je ne sais pas. Mais c'est la nuit! Il faut que j'arrive vite! "VITE"!!. sinon je ne verrai plus rien!!!

On m'entoure, on me porte! Que c'est doux!!. Je suis arrivé, j'ai réussi!

-Mes bons amis je suis là, moi, votre leader. "EN AVANT LES GARS"!.donnez le dernier coup. Il nous le faut "NOTRE PAYS"! il est à nous! Chassez-les jusqu'au dernier. Vous m'entendez mes amis. Vous me reconnaissez? je suis votre chef qui revient d'exil! Je vous avez indiqué le chemin à suivre!!!. Vous l'avez suivi; "BRAVO"!... Mais finisez-en!!!                                                                       -Qu'es-ce qu'il raconte ce vieux? Le soleil lui a tourné la tête!                                                                 -Il se prend pour notre chef disparut depuis lontemps!                                                                               -Donne lui tout de même à boire, il est complètement desséché. il n'a sùrement plus longtemps à vivre!                                                                                                                                                               -Mais écoutez-moi. je suis ce chef dont vous parlez. Je ne veux pas mourir, je veux voir mes anciens compagnons! Où sont-ils? Ils me connaissent, eux!!                                                                                  -De quels compagnons parlent-ils?                                                                                                              -Dis "Grand Père", es-tu un rescapé de ces anciens massacrés dans leur repaire?                                  -Massacré, mes amis, mes fidèles, mais alors qui combat?                                                                          -Le combat est terminé, le pays est "à NOUS"!. Nous sommes en "REPUBLIQUE"!. C'est notre "République"!. Tu retardes, le vieux!                                                                                                          -Ah!Merci Ah!!! J'ai mal. mal!!!!                                                                                                                  - mais Il vient de mourir!!Peut-être le choc!!!                                                                                              -Que se passe-t-il? Quel es ce rassemblement?                                                                                           -Oh! rien, Un vieux qui vient de mourit!!                                                                                                    -Mais!.. Mais! Imbéciles! Vous ne l'avez donc pas reconnut? C'est lui! Il était vivant je le savais! J'étais son messager!! Lorsque après notre victoire je l'ai cherché. Je ne l'ai pas trouvé! Le voilà!!Venir "MOURIR" dans ce pays qu'il a voulut créer!!Quel "BEAU DESTIN!!!                          

-Messieurs voici le "HEROS" de notre pays!. Redressez-vous!. Regardez toujours et à jamais son "EXEMPLE". Qu'il soit et reste encore dans vos "MEMOIRES"!!! #Internet