Comme chaque année revient périodiquement un événement crucial pour une certaine élite de la population : le retour de la "haute couture", avec sa conception très particulière d'une #Mode vestimentaire qui peut vous flanquer le moral à zéro. Eh oui, je m'adresse ici à celles qui me ressemblent un peu : les rondouillardes, les généreuses, les pulpeuses... Bref, toutes celles qui aimeraient que la mode soit vue de leur côté. Un petit encouragement quoi! Juste pour nous donner envie de faire quelques folies sans tenir compte de nos comptes bancaires! Utopique? Oui, je le crois aussi! Mais bon, on ne va pas se laisser mettre le moral en berne, et on v faire comme si nous ne comptions pas pour du beurre (jeu de mots).

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Franchement, vous pensez comment? Avouez que ce n'est pas aisé d'entrer dans une boutique qui affiche fièrement de la taille "S" à la taille "L" sans garantie aucune d'avoir en rayon l'article qui conviendrait à votre fillette de 14 ans, même si cette dernière possède encore les grâces de l'enfance. Et nous alors? Nous qui osons afficher notre 42 et + (à consommer sans retenue) Comment faisons-nous?

Comme j'aimerais retrouver le temps bénit des Marilyn, des Rita et des autres, généreuses, pulpeuses qu'on en mangerait. Souvenez-vous de leur pétulance, de leur envie de déborder de partout dans la joie et la bonne humeur! Elles avaient du "peps" à défaut d'avoir du chien! Les critères de la mode ont changés de répertoire, et aujourd'hui, lorsque je regarde un défilé de mode, j'ai mal à l'âme de voir ces pichenettes le regard éteint, la mine triste et les joues blêmes.

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Elles marchent comme des robots, sans aucun sentiment qui est animés, et en plus, elle est l'antithèse de ce que nous sommes!

Alors là pour le coup, c'est trop! Femmes! Soyez fières de vos rondeurs, et portez-les comme médailles épinglée fièrement sur la poitrine. Comme les suffragettes d'avant le temps ou les femmes n'avaient pas le droit de vote! Connaissez-vous l'Hymne à la joie? Merveille des merveilles, ça explose de partout, et les étoiles deviennent feu d'artifice! Et bien il faudrait lors d'un défilé de mode (défilé, vous avez dit défilé? Comme c'est étrange!) que cela l'Hymne national des défilés de mode! Un avant-goût de quelque chose de rarissime! Les rondes et les autres unies dans la même mode! La mode devait être avant tout le synonyme de la joie partagée, une explosion de couleurs et de senteurs, parce que chaque tissus possède sa propre senteur définissable pour un nez averti, pour une femme sensuelle aimant palper de façon voluptueuse ce qui doit la couvrir, pour son bonheur et de celui qui la regardera avec des yeux amoureux.

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Les maisons de couture qui ont pignon sur rue "travaillent" et ne créent plus, ce qui est navrant. La taille des mannequins a évolué de manière manifeste, et si nous n'en sommes plus à la silhouette fantomatique d'une certaine époque, pas si lointaine d'ailleurs, nous sommes encore loin des Anna Magnani, des Sofia Loren ou encore Gina Lollobrigida. Elles portaient haut et fièrement leur tailles de guêpes et leurs rondeurs.. Magnifico... Des rondeurs agréables à voir, à toucher aussi, n'est-il pas vrai que ces messieurs aiment regarder avant de consommer?

Emile Zola saura mettre en évidence, dans un de ses romans illustrant l'évolution du "prêt à porter" vendu dans les grands magasins, le problème de la "fabrication" vestimentaire selon un critère de la vision contemporaine de la femme de son époque rondelette la Nana d'Emile! Il saura démontrer que toutes ne sont pas à l'identique, et qu'avoir des rondeurs n'est pas forcément critères de renoncement à la mode J'ai vécu un long calvaire : celui de la rondeur, jusqu'au jour où enfin j'ai réussi a refusé les dictatures de quelques stylistes misogynes œuvrant bien plus pour leurs créations que pour celles qui les porteront.

Alors, que faire? Un régime par ci, un coupe-faim par-là, et la société qui calibre toute chose, même le diamètre d'un légume, nous enferme, nous les femmes rondelettes, ou rondes tout court, dans un carcan duquel il est difficile de s'évader. Une émission de télévision de mettre en évidence les rondeurs de femmes qui n'arrivaient pas à s'accepter comme telles, c'est-à-dire rondes et pulpeuses, jusqu'à les exposer comme viande à l'étal, nues comme au jour de leur naissance. Pourquoi dégrader ainsi la femme créée pour être femme, et non pas un fil revêtue de chiffon. Ce que j'aime, aujourd'hui, ce sont ces modèles féminins, jeunes de surcroît, qui osent exhiber leurs corps "grassouillet" - la Vénus de Milo n'était pas filiforme que je sache, pas plus que certains femmes servant de modèles à nos chers grands peintres. Là j'y trouve mon bonheur et le plaisir de revêtir un vêtement tombant bien, de bonne coupe et de qualité. J'aime leur dynamisme naturel, leur sourire et leur joie manifestée; Elles n'ont ni gène ni honte, et les couleurs chantent et illuminent leur silhouette magnifique. Il faut cesser d'agir comme il est fait depuis des lustres, et permettre à la femme, qui n'est pas qu'un objet, de pouvoir se définir dans un corps qui n'est pas soumis à la dictature de la pensée misogyne de quelques visionnaires utopistes. Il fut une époque, en Chine, ou les critères de la mode féminine était le "petit pied" mais à quelles souffrances étaient soumises les filles dès leur jeune âge? Et le port du corset pour la femme modernisée, ou même le fait de respirer, ce qui est une normalité pour le corps humain, devenait pure torture.

Ce fut aussi le port de l'escarpin si étroit que les déformations des pieds furent monnaie courante, et si haut que la cambrure naturelle du corps devint déviation de la colonne vertébrale. Il faut arrêter, et ce, vite fait, de vouloir contrarier la nature sur l'autel d'une soi-disant beauté. C'est à cause de cette vision étriquée de la femme que des jeunes filles à peine pubère souhaitent l'aide du bistouri. Mais c'est ça aussi le commerce qui n'a rien d'équitable.