Du 24 au 28 juin derniers se tenait la Fashion Week masculine de Paris. Entre tonalités douces et tonalités osées, ambiances classiques et ambiances évasives, les plus grandes maisons de #Mode françaises ont su tirer leurs épingles du jeu afin d'user de leurs charmes les plus innovateurs. Rétrospective de ce qu'il faudra retenir pour être trendy dans les mois à venir.

Walter Van Beirendonck ouvre le bal !

Après une semaine riche en sensations, la Fashion Week masculine s'est effectivement achevée hier. Durant cinq jours, un bon nombre de créateurs ont présenté leurs nouvelles collections masculines Printemps/Été 2016. C'est le cas notamment de Walter Van Beirendonck qui a été un des premiers à ouvrir le bal, mercredi dernier. Un univers tout aussi insouciant et réconfortant qu'étrange et malicieux, voilà les maîtres mots que nous a transmis sa collection, bercée par le thème de l'enfance.

Des couleurs vives mêlées à des tonalités plus sombres, des motifs innocents, pleins de vie, d'esprit, et de nostalgie, mais également des vêtements retraçant nos plus grandes peurs enfantines. Walter Van Beirendonck nous a littéralement fait tomber dans la gueule du loup, grâce à son flair incommensurable et à l'aide de ses griffes créatives qui, encore une fois, n'ont pas manqué à se démarquer.

Valentino, la simplicité et la classe

Le même jour, la reconnue Maison Valentino a, à son tour, mené la danse à travers une collection aussi urbaine que chic. Des couleurs pulpeuses telles que le bleu ciel, le jaune, le bleu électrique ou encore le doré, mêlées à l'éternel beige. Des tenues caractérielles ornées de cuir et mises en scène par des mannequins naturels et séduisants. Les formes semblent simples mais regorgent cependant d'idées et de passions: les fleurs, les Caraïbes, les uniformes militaires, le voyage, les hippies…

La Maison Valentino a donc joué la carte de la simplicité et de la classe au masculin en exposant des vêtements traditionnels se mariant parfaitement, à travers des tonalités aussi tonifiantes qu'épurées.

Rick Owens joue la provocation

Chez Rick Owens, l'ensemble est plus chaotique. Un vêtement l'emporte : le tablier. Sous toutes ses formes, sombre, il a régné. Les tonalités sont obscures et dégagent une certaine sévérité, mais l'usage du cuir apporte notamment de la douceur "dans ce monde de brutes". Il est scintillant, à la limite du réconfort, mais toujours aussi rebelle.

À l'image du créateur, Rick Owens joue avec le feu, se brûle, (rappelons-nous du scandale dû au défilé qui mettait en scène des mannequins nus), mais il se cherche, et il nous trouve. Toujours aussi subjugués par cette provocation, qui renaît de ses cendres à chaque nouvelle collection.

Comme Des Garçons, place à la "Renaissance contemporaine"

Du côté de chez Comme Des Garçons, le thème est beaucoup plus doux et raffiné. La collection est basée sur des motifs aux allures des tableaux de la Renaissance. Chasse à courre, nobles à chevaux, et la nature, resplendissante. Des couleurs sauvages telles que le beige, le marron, le vert et le rouge, associées à des chemises à carreaux colorées, so British.

Le tout mené par des coiffures jaunes excentriques, nous rappelant également les coiffures de l'ancien temps. Comme Des Garçons nous a donc exposé un tableau vivant et coloré du 16ème siècle, mettant en scène des hommes de notre époque. Le tout est original, riche et contrasté, nous voilà conquis.

Kenzo et Dior : l'aventure face à la classe

Quant à Kenzo, la marque nous a transportés dans un décor désertique non dénué de charme, en présentant une collection qui tend à nous faire voyager. Tonalités chaudes et rythmées, le jaune, le marron, l'ocre et le kaki sont au rendez-vous! Des couleurs principalement terreuses et des vêtements amples. Tels des soldats, des explorateurs ou des touaregs de la ville, les mannequins ont su donner vie à ces tenues, toutes aussi correctement confectionnées. Kenzo n'a encore une fois pas manqué à la règle en présentant une collection intéressante et bien menée!

Nous disons souvent que Dior est la classe à la française. Affirmation confirmée ce weekend... À travers une collection simple, pure et moderne, la célèbre maison s'est montrée modeste, avec classe. Le blanc et le bleu sont parties prenantes de cette collection. Associés à du orange ou du kaki, l'ensemble est harmonieux. Bel hommage aux militaires de la terre et de la marine. Dior a encore frappé (et on en demande encore!). #Paris culture

Hermés, Louis Vuitton, Agnès B, Balmain avant la clôture signée Yves Saint Laurent

Hermès a aussi su imposer sa collection comme une des plus convoitables. Ambiance soft punk, grunge et disco, comment ne pas adhérer? Une collection musicale, intemporelle, en vogue. Des tonalités simples mais l'ensemble est magistral. Un réel coup de cœur pour les tenues à la fois rebelles et glamour!

La classe à la française, c'est également l'indémodable Louis Vuitton. Pour sa collection Printemps/Été 2016, la célèbre maison a une fois de plus montré ses talents. Il s'agit d'une ambiance estivale caractérisée par le rouge et le bleu. L'eau et le feu, l'explosion de tonalités qui parviennent à nous transcender. Des looks aussi glamour que décontractés, évoquant la vivacité et la liberté, ornés de foulards apportant un aspect très 70s et hippie, en contraste avec des tissus harmonieux tels que la soie. Un mélange qui opère formidablement.

Cet aspect s'est également ressenti chez Agnès B qui a présenté une collection particulièrement séduisante, en ce dimanche après-midi. Des tons marins, des nuances de bleu caractérielles, associés à du blanc et du noir. Une ambiance très pop et active, mondaine et branchée, un délice stylistique!

Chez Balmain, le voyage est tout aussi spectaculaire. May you travel safe! Mélanges de cultures, multiethnicité qui passe par l'Asie, l'Afrique et l'Europe. Tous munis de casques de soldats, en bons aventuriers, les mannequins ont une allure brave et virile. Quant aux tenues, elles sont chaleureuses et rebelles. Pour son tout premier défilé masculin, Balmain se distingue réellement… Olivier Rousteing a réussi son coup, et avec brio!

Finalement, hier, c'est le mythique défilé Yves Saint Laurent qui a clos cette semaine consacrée à la mode masculine. Il marque le retour des franges, des pois, des vestes en cuir, des coupes grunge et rock n' roll, à la Kurt Cobain. Ambiance cool et inimitable, Yves Saint Laurent a remis les années 80 au goût du jour, au plus grand plaisir des amateurs de mode!

C'est ainsi que s'est achevée la Fashion Week masculine de Paris en ce dimanche 28 juin.

Voici donc les 6 éléments à ne pas négliger pour être fashionable dès l'année prochaine:


- Porter des couleurs terreuses telles que le beige, le marron, le bordeaux ou le kaki.

- Ne pas hésiter à marier originalité et simplicité : une touche de jaune ou de bleu ne fait pas de mal sur des tons terreux ou épurés !

- Le cuir semble être un MUST, aussi rock que chic, il s'adapte à tout type de tenues et est intemporel !

- Le cuir n'est pas uniquement noir. Un blouson ou une veste en cuir bleu, kaki ou marron peut rendre la tenue moins sévère et plus raffinée.

- Des motifs tels que les pois ou les carreaux peuvent également apporter un côté plus pop et fun à la tenue, il ne faudra donc pas les épargner.

- Oser ! Un style grunge et punk, ce n'est pas réservé aux métalleux. S'il est accompagné d'un pantalon droit et de chaussures de villes classiques, le look peut s'avérer charmant. Ne pas avoir peur de s'éloigner du traditionnel est primordial.

En espérant que le porte-monnaie s'en remette… Never stop being stylish!