Versace, Bottega Veneta, Marni, Armani, Giamba..C'est une pluie torrentielle de designers qui a assailli cette torride semaine de la mode milanaise. Un seul mot d'ordre : la sensualité à la #Fashion Week.

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Gucci atomise la scène de rose cette saison, les mannequins sont parés de vêtements précieux et d'accessoires extravagants, comme cette fourrure orange fluo ornée d'un zèbre.

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Ou encore ces chapeaux corsaires et ces vestes en jeans cloutés. Entre robes brodées à volants ou en mousseline rose synthétique. Les ensembles pantalons et tailleurs en tricot fidèles aux couleurs de la maison, n'étaient pas en reste. La nouveauté chic-choc : le sac à main transformé en sac à dos par le biais d'un ruban enlacé autour du corps. Un défilé aux multiples références qui nous fait voyager à travers les genres et les époques..

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On a eu droit à une véritable fusion de couleurs chez Emilio Pucci. Le défilé du jeune directeur artistique Massimo Giorgetti nous évoquait déjà la nostalgie de nos soirées d'été, les silhouettes monochromes ou color-blocks accompagnées des maxi robes tuniques fluides légèrement drapées sur des bottines en tissu fluo ou des imprimés abstraits psychédéliques, assorties en total look aux chaussures et sacs. Les ventres se dénudent également avec des brassières et jupes longues..

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Prada : Muiccia Prada mise à fond sur le mélange des genres et des imprimés abstraits un brin rétro, comme ces chemisiers stricts, ces vestes masculines à carreaux et cardigans croisés, des shorts rétro moulants, tout ceci avec une pointe d'excentricité. Le détail phare de son défilé : les plumes colorées d'autruches que l'on retrouve partout. Sur des manches, la fente d'une nuisette, le fond d'un pantalon ou dans un ensemble style sleepwear" chic en soie. Les mannequins sont chaussées de sandales plates genre savates ornées également de plumes, les pochettes façon porte document se tiennent sous le bras.

Moschino : La désinvolture de Jeremy Scott a encore frappé, le styliste se moque effrontément et revisite avec brio les codes de la maison Moschino. Une vrai-fausse collection à effet trompe l'oeil où les mannequins ont pris des airs de poupées en papier mâché, sur lesquelles on avait littéralement imprimé les tenues. Le défilé est une suite de robes où tout était dessiné dans les moindres détails : des robes à pois rouges et noirs, imprimés du logo Moschino à outrance, des micro robes noires rehaussées de chaines en or et de perles. Le styliste sème de ci de là des détails trompe-l'oeil sur les maillots de bain, les robes de soirées hollywoodiennes, sur lesquelles il imprime des nounous, et des pilules. Le couturier tire le meilleur de son atelier comme de l'imagerie numérique, un show très réussi.

Fendi : Karl Lagerfeld réalise pour la griffe une collection rafraîchissante. Les robes fendues se superposent à des tops, des vestes brodées ouvertes dans le dos. Des mélanges de tissus brocart et des rayures à foison - pyjama, cravate, abeille...

Dsquared2 : Les jumeaux canadiens nous présentent un vestiaire toujours aussi rebelle, limite grunge avec des vestes officiers revisitées à l'esprit eigthies, avec des épaules ultra marquées et des manches toujours oversized aux imprimés animal ainsi que beaucoup de jeans délavés, pantalon et chemise.

Dolce&Gabana : La femme D&G sera une "mama" italienne super sexy ! Les designers milanais nous font immédiatement basculer dans l'Italie profonde. Ce défilé nommé "Tropico italiano" est une véritable ode à l'Italienne. Les petites robes en toile imprimées d'étiquettes à la sauce tomate, des tabliers aux logos de marques de pâtes, et d'ustensiles de cuisine légèrement kitsch. Ou encore des robes en soie décorées de verre Murano, de pâtisseries et de glaces à l'italienne. Le tout mixé avec des images religieuses, de tournesols et autres broderies sur des vestes courtes et boléros. On retrouve également des silhouettes plus traditionnelles à l'empreinte D&G comme les veuves sexy en robe de dentelle noir. BELLISSIMA !  #MFW #Mode