L’#afro est enfin à la #Mode ! Jusqu’à il y a encore peu de temps, beaucoup de femmes noires avaient profondément honte de leurs #cheveux crépus et les défrisaient constamment. Cependant, les choses semblent à présent changer.

Décider de laisser pousser son afro est une expérience dans laquelle de plus en plus de femmes se lancent et qui peut être très déroutante lorsque la norme – en particulier chez les célébrités qui servent souvent de modèles – en est encore aux longs cheveux raides. Certaines femmes, ayant caché l’état naturel de leurs cheveux dès leur plus jeune âge, n’avaient même pas idée de la texture de leurs cheveux avant de se lancer.

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« Nappy », une des traductions de l’adjectif « crépu » en anglais, prend alors tout son sens dans la communauté noire afin de regrouper les femmes « naturally happy » (heureuses naturellement). Naturelle à tout prix ? Nos cheveux, ne définissent pas notre nature. En effet, dans un monde socialisé où la conformité est de rigueur et l'excentricité taboue, un simple afro ne nous rend pas naturelles. Par notre façon de vivre, notre comportement, notre style vestimentaire etc. on fini toujours par se fondre dans la masse et à faire comme les autres sans savoir pourquoi. Le cerveau est ainsi fait : si un grand nombre de personnes agit d'une certaine façon, mais que l'on aurait fait différemment si l'on était seul, il nous parait plus logique que le groupe ait raison (on se retrouve seul contre tous - face à soi-même).

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Se sent-on moins naturelle en ayant coloré nos cheveux ou en ayant modifié leur texture de façon permanente ou non ? A vous de vous poser la question.

Les cheveux, source de discrimination

Se dire naturelle, du simple fait que la texture de nos cheveux n'ait pas été modifié, est donc un abus de langage. Mais ce dernier se trouve être une nécessité afin de faire évoluer les mentalités. En effet, si l'on parle souvent de racisme, la forme de discrimination basée sur la texture des cheveux est moins connue mais est une réalité pour beaucoup. On peut même l'étendre aux personnes ayant les cheveux bouclés de manière générale mais également à la couleur des cheveux : les roux étant souvent discriminés du fait de leur singularité ou encore les blondes se coltinant des stéréotypes bien connus à leurs propos... Le plus gros reste encore à faire afin de faire accepter le cheveu crépu comme un type de cheveu comme les autres. Devoir se plaquer les cheveux tous les jours ou enchaîner les tissages, défrisages etc. pour être présentable est d'un non sens total.