Un emprunt d'un fortuné, ça étonne

Maints commentaires et interrogations ont suivi la levée de fonds lancée par #Apple la semaine dernière sur le marché obligataire. Mais pour Apple, s'endetter à hauteur de 12 milliards de dollars serait la meilleure alternative pour faire plaisir à ses actionnaires de moins en moins enthousiastes. Le terme le plus approprié à cela, « rendre de la valeur aux actionnaires » en portant leur rémunération de base jusqu'à 100 milliards de dollars avant la fin 2015 dans le cadre d'un plan de rachat d'actions. Un programme qui satisfera plus d'un chez ses porteurs de titre qui, depuis longtemps, accusent l'entreprise d'accumuler des profits sans les partager.

Publicité
Publicité

À noter qu'Apple a eu recours à cette pratique l'année dernière. En effet, il a dû emprunter 17 milliards de dollars en 2013 dans le cadre de ses opérations « jumbo ». Et la pratique est assez courante chez les grandes firmes, les exemples d'Altice-Numericable et Verizon le confirment.

Une alternative pour éviter les impôts

Il est vrai qu'aux États-Unis, le rapatriement de réserves de cash couterait une taxation d'environ 35%. Raison pour laquelle Apple, un adepte de l'optimisation fiscale, a préféré emprunter plutôt que de perdre le tiers de sa fortune détenue hors USA, évaluée à 130 milliards de dollars. En empruntant, Apple obtient un taux plus intéressant, car face à une entreprise fortunée et fiable, les investisseurs n'observent aucune hésitation. Par rapport aux intérêts perçus par l'État américain, l'entreprise n'aura qu'à payer environ 77 points de base d'intérêts de plus, et cela pour des obligations de 10 ans.

Publicité

Critiqué ou pas, cet emprunt obligatoire a permis à Apple de démontrer sa suprématie puisqu'elle a recollé 3 fois plus de souscripteurs par la même occasion et son titre s'est vu augmenté de 600 dollars. #Smartphone