Deux nouvelles figures politiques auront peut-être un rôle important dans la gestions des questions digitales en France. L'entré en force de Emmanuel Macron, homme de l'ombre et conseiller économique de François Hollande à la place du contesté Arnaud Montebourg, et le déplacement de Fleur Pellerin, ex-secrétaire d’Etat au numérique et après ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, dans le rang du nouveau exécutif Valls 2 pourrait signer la revanche du coté économique et digital sur celui numérique et social qui caractérisait la précédente équipe de gouvernement. Deux habituées de Bercy qui renforcent la ligne Web du Valls 2, un chemin extrêmement fidèle au cap libérale fixée par le premier ministre et confirmé par le discours à l'université d'été du Medef. Soutien aux entreprise et actions pour relancer la croissance et l’emploi sont les mots d'ordre qui pousseront aussi le décisions inhérentes la toile et ses acteurs.

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A ce propos il ne faut pas oublier que les principaux protagonistes des prochaines décisions pourraient être Macon, qui était déjà derrière la volonté de ne pas prêter main forte aux 'pigeons', les entrepreneurs du Web enragées contre la taxation des plus-values de revente d’entreprises, promoteur du dîner numérique de François Hollande avec la crème des représentants des entrepreneurs français d’Internet et la Pellerin, aujourd'hui au ministère de la culture jadis occupée par la frondeuse Aurélie Filippetti, déjà connue par se prise de position sur le dossier Hadopi.

Plusieurs sont les enjeux qui se cachent derrière les événements en question, constellé par les épineuses questions de la neutralité du web, de la surveillance électronique et libertés numériques. Un univers caractérisée par des géants de la toile comme Hadopi et Netfix, dont le poids économique et le rapprochement à l'hexagone impliquent forcement de prises de positions dans un futur très proche. Trois éléments d'extreme importance restent suspendus. Si la disparition de la CNIL - Commission nationale de l'informatique et des libertés ne semble plus d'actualité comme l’élaboration de la 'grande loi sur le numérique' toujours pas à l’ordre du jour du Parlement, le projet de loi création, destiné à transférer au CSA - Conseil supérieur de l'audiovisuel les compétences d’Adolphe, s’éloigne toujours un peu plus (selon les dernières nouvelles il reste programmé pour début 2015), tandis que Axelle Lemaire, secrétaire d'État au Numérique opposée au transfert, soutien les principes de neutralité propres à la structure du web la selon une interview accordée au Point et pourrait essayer de faire basculer les discussions sur des sujets au caractère un peu plus sociale.