Mine d'or, les méga données qui centralisent les comportements périodiques et spontanés des consommateurs. Les Big Data traduisent au regard des publicitaires une source intarissable d'informations qui leur offrent le potentiel de diffuser des annonces formatées aux habitudes des consommateurs, plus efficaces et donc plus ciblées par centres d'intérêt.
Mais les consommateurs interprètent de façon douteuse l'enregistrement de leurs données et souhaitent en conséquence plus de protection. Big Data, l'étude des informations numériques à une échelle démesurée grâce à des outils d'envergure, « est un centre de conditionnement pour la publicité et les spécificités de ventes » qui s'évaluent en dizaines de milliards d'euros dans les 20 à 30 ans à venir, précise R. Gomery, associé responsable data et analytics au cabinet Deloitt.


« Cela traduit une projection dans un environnement nouveau dont les annonces publicitaires sont spécifiquement adaptées à des actifs, ce qui nous affranchi des diffusions de masse », annonce t-il.
« Pour un diffuseur le numérique est absolu » et Big Daté « est élémentaire pour le futur », annonçait M. Lévy PDG de Publicis en septembre, dont les acquisitions s'accumulent pour être plus fort dans le numérique. De nos jours les informations sont partout : en ouvrant le web chacun laisse des indices, des cookies localisent les centres d'intérêt des internautes, les réseaux sociaux emmagasinent les données qu'ils y transmettent, alors que les smartphones indiquent aux opérateurs les lieux fréquentés de leurs clients.
L'intérêt du jeu est de laisser s'exprimer ces informations de masse.


La start-up Quinten accompagne ainsi ses sociétés prestataires à s'orienter dans la multitude d'informations disponibles.
« Nous disposons d'un algorithme Q-Finder permettant de reconnaître, par exemple dans un amas d'informations consommateurs habitués au dentifrice, les groupes dépendants qui prisent et achètent un marque définie de dentifrice de même que les caractéristiques de chacun des groupes dépendant », démontre G. Bourdon, co-créateur de Quinten.
Le publicitaire peut de cette manière orientée sa communication en diffusant le produit voulu au bon moment à l'aide du support le plus pertinent.


Les règlements bancaires sont également une mine de données. « On peut orienter par ces paiements analysés de façon anonyme, les habitudes d'achat dans la ville, le quartier, le rue, la région, d'une cible », précise R. Gomery.
Certains sont réticents à l'emploi de ces nouveaux comportements redoutant qu'ils entravent la croissance du numérique dans l'UE et n'accentuent son retard au regard de Google, Facebook ainsi que de certains autres acteurs des USA où le contrôle des données est moins réguliers.
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