Une entreprise française emploie la technologie de la fibre optique pour sonder la qualité des bâtiments et des constructions au moyen d'une innovation nommée Liris, qui se présente comme un capteur permettant de rassembler des données multicritères sur l'employabilité des édifices. Ces données uniques sur la présence de microfibres, d'apparition de torsions, de dégradations par flexions ou de la propagation de vibrations constituent une base exploitable qui favorise une intervention experte.


OSMOS, fondée par B. Hodac, est spécialisée dans l'intervention, le contrôle et l'optimisation de la maintenance des ouvrages importants comme l'Eurotunel, l'Eglise de la Sagrada Familia ou le stade de France. Son concept a été rapidement adopté sur le plan international en considérant la demande importante auprès des bureaux d'études réputés ou de gestionnaires d'infrastructures pour l'équipement de constructions célèbres tel que la tour Eiffel ou bien des bâtisses communes comme des établissements scolaires ou des logements sociaux.


Dans cette perspective ce sont plus de deux milles ouvrages répartis dans vingt-quatre pays dont les installations sont équipées de la technologie « Liris » s'intégrant sur les façades internes ou externes des édifices tel un « radioscope digital » qui permet à un objet connecté de communiquer avec un terminal externe.

« Liris révèle une meilleure réalité des constructions, selon son concepteur, en orientant les décisions objectivement, comme dans le cas d'une rénovation. Elle affranchit des travaux inutiles par sa précision, ce qui dispense un gestionnaire d'engager des dépenses inconsidérées mais au contraire de les dimensionner au coût réel effectif lorsque les besoins se présentent », décrit B. Hodac.


D'autre part elle conduit « à une prise de décision pertinente dans des travaux sensibles qui demandent une réflexion globale et très précise » souligne t-il.
La sécurité des utilisateurs à une place importante dans la mise en œuvre des services distribués par OSMOS. En témoignent les interventions lors de glissements de façades dans un espace commercial aux Pays-bas ou une dégradation similaire dans un réseau d'égouts de l'hexagone, évitant ainsi des pertes humaines. Les assureurs sont dans ces conditions attirés par la prévention éventuelle de ces sinistres.


Quels sont les bâtiments les plus à risque ? Selon B. Hodac il est indispensable de constater l'exposition des ouvrages de rénovation récente ou en cours d'intervention. « Si l'on constate les accidents marquants de ces derniers temps, ce sont une majorité de constructions qui venaient d'être rénovées », souligne t-il. #Internet #Art

Le développement de son activité à l'étranger l'a conduit à investir le marché hexagonal dans lequel il emploie 140 salariés. Il envisage d'assister certaines administrations, en autre les collectivités locales qui aimeraient alléger leurs coûts de rénovation et alors prévenir de futures défections de constructions.


« Sous une certaine forme, nous sommes un service qui se raréfie dans un contexte où les finances des collectivités locales sont limitées, surtout pour les plus petites communes », décrit le directeur d'OSMOS, qui fût de surcroît lauréat du « prix de l'Innovation 2013 » (salon des Maires et des collectivités locales).