La Chine a débuté des travaux pour posséder vers 2030 un lanceur spatial à même de placer les charges les plus lourdes en orbite et de conduire des hommes sur la Lune, a confié la presse officielle de l’Etat chinois. 

Longue Marche 9‘, du nom de baptême de cette nouvelle fusée, disposera d’une capacité d’emport (charge utile optimum) de cent trente tonnes en orbite terrestre basse. En comparaison, les capacités que peuvent propulser les différentes versions d’Ariane 5 oscillent entre dix à vingt tonnes. 

« Actuellement, nos lanceurs, dont  ‘Longue Marche 9’ avec son premier lancement attendu bientôt, peuvent être employés aux programmes spatiaux prévus pour ces dix prochaines années, cependant leurs agencements sont insuffisants pour les projet nationaux sur le long terme », a décrit Li Tongyu un expert cité dans le quotidien China Daily.

Longue Marche 9’ mesurera de huit à dix mètre de diamètre et aura un poids minimum de 3 000 tonnes à l’instant du décollage, a-t-il ajouté. La conception d’un nouveau moteur sera nécessaire pour fournir à la fusée la poussée indispensable. 

La future fusée se comparera au « Space Lauch System » (SLS) de la NASA, l'agence spatiale américaine, dont le prochain lanceur devrait procéder à son premier vol aux alentours de 2018. En 2030, ce lanceur US aura la capacité de diriger des engins habités en direction de Mars et disposera d’une capacité de lancement de 130 tonnes.  #Energie électrique #Investissement

L'Europe n'est pas à la traîne avec Ariane 6, une fusée nouvellement destinée à résister à une concurrence acharnée dans le domaine du lancement satellitaire. L’annonce du chantier concernant  ‘Longue Marche 9’ a été rendue officielle une semaine après que les ministres européens de l’Espace aient fait part de leur intention de faire construire la fusée Ariane 6.


Ce sont des milliards de dollars que la Chine consacre à la conquête de l’Espace, entrevue tel qu’un emblème de la nouvelle puissance de la nation sous l’auspice du Parti communiste au pouvoir. Au nombre des objectifs particulièrement ambitieux de Pékin s’illustrent l’expédition d’une sonde en direction de Mars, aux environs de 2020, la conception d’une station orbitale stationnaire vers 2022, accompagnés de l’envoi d’un homme pour la Lune après 2025.