En Espagne l'association des internautes a regretté l'annonce ce vendredi de la fermeture mi-décembre de la page d'infos #Google News sur son territoire, alors que des négociations ont été avancées par les éditeurs de presse. « Les plus désavantagés seront les médias, qui eux-mêmes, avec la cessation de leurs infos sur le moteur de recherche, perdront du trafic sur leurs pages », reprend dans un communiqué l'association. 

Google avait annoncé mercredi cette fermeture conséquente de l'entrée en vigueur d'une loi récente concernant la propriété intellectuelle qui imposerait à Google de verser une compensation relative aux informations qui figurent sur Google News.


« Ce compromis va entraîner un nombre important de fermetures de sociétés espagnoles actives dans le secteur d'#Internet », prévenait jeudi Victor Domingo, le président de l'association des internautes. Les journaux traditionnels papier dont la « taxe Google » porte le nom de leur association : « taxe AEDE » et qui avait été réclamée par ceux-ci, prévoyait que les agrégateurs d'infos sur internet rémunèrent les médias auxquels ils reprennent les informations. Ce que Google News se refuse à faire. 

Sa clôture « aura inévitablement un impact conséquent pour les entreprises et les citoyens espagnols », a malgré tout avoué l'AEDE jeudi soir, priant les autorités espagnoles et européennes de trouver une solution. Après souligné que Google est en Espagne « la véritable porte d'accès pour Internet », l'AEDE affirme qu'elle a toujours voulu « une négociation avec Google dans le but de parvenir à une conciliation profitable dans divers domaines, pour les deux parties ».


C'est la première fois, malgré les critiques en Europe au sujet de sa position dominante, que le groupe Google prend une décision aussi contraignante. Le géant de l'Internet est au centre d'une enquête par la Commission européenne portant sur une entrave à la concurrence. 

En Allemagne, Axel Springer, le géant de l'édition, a capitulé en réclamant début novembre à faire paraître de nouveau gratuitement sur Google des parties d'articles de ses publications; alors que dans l'Hexagone les éditeurs de presse et Google sont arrivés en 2013 à un accord sur le partage des revenus publicitaires.