On les appelle des « bots ». Ces systèmes automatiques, sortes de robots de la Toile, sont omniprésents sur le web. Ils sont responsables de nombreux services que tous les internautes utilisent quotidiennement ou presque. Par exemple, la mise en place de flux RSS, qui permet de recevoir les articles publiés sur un site repéré à l'avance, dépend de « bots ». Autre exemple, l'indexation des pages sur les moteurs de recherche est gérée par les robots. En 2014, 56% du trafic sur #Internet a été généré par ces engins configurés à l'avance. En d'autres termes, l'activité « humaine » sur le web laisse la place à l'automatisation des systèmes. Petit motif de consolation : la part prise par les bots dans le World Wide Web (www) est en baisse par rapport à l'année dernière.

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La déshumanisation croissante d'Internet ne pose pas seulement une question philosophique. C'est aussi un vrai problème économique lorsque les « bots » se montrent malveillants. Lorsque l'on parle par exemple de cybercriminalité, de hacking ou simplement de virus informatique, il y a toutes les chances pour que le responsable soit un robot. Bien sûr, il faut qu'une personne humaine le programme et lui « enseigne » les actions malveillantes à réaliser dans un système tiers. Mais une fois lancé, le programme néfaste fait son œuvre seul.

Les publicitaires souffrent d'une automatisation non contrôlée

Les agences de publicité en ligne sont de plus en plus confrontés à une utilisation frauduleuse des robots d'internet. D'après une étude de l'ANA, l'agence américaine des annonceurs, le manque à gagner pour les publicitaires en ligne pourrait atteindre 6,3 milliards de dollars en 2015, après 5 milliards cette année.

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Les fraudeurs captent cette richesse en faisant de leurs bots des faux internautes et lecteurs.

En clair, les robots ont un comportement proche d'un internaute humain et « voient » une publicité implantée sur un faux site Internet. Leur propriétaire peut ensuite aller voir un client annonceur en lui présentant un taux de vues intéressant : c'est la garantie qu'une « vraie » publicité sera remarquée. Et pourra ainsi remporter le marché. Sauf que la manœuvre repose sur du vent puisque ce ne sont pas des vrais consommateurs qui ont imprimé la réclame.

Pour remettre le système à l'endroit et combattre la fraude, il serait sans doute intéressant de renforcer la régulation du web. Une vaste question qui revient souvent sur le devant de la scène. Sans vraiment trouver de réponse. #Piratage