La transformation de votre téléphone portable en mini-imprimante, c’est le principe de Prynt. « C’est une forme de coque que l’on peut moduler selon les smartphones. On envisage parallèlement de développer une gamme d’adaptateurs pour la conserver même si on rachète un autre portable », indique David Zhang co-fondateur de Prynt.
L’idée inspire les deux fondateurs David Zhang et Clément Perrot quant ils découvrent l’esquisse d’un designer nippon.
« Cela représentait une coque pour imprimer un polaroïd. On a trouvé ça ingénieux. C’est un créateur qui aime dessiner des choses qui ne sont pas réelles. On s’est entendu sur le fait que cela était réalisable et on l’a conceptionné ».


Même si le procédé reste identique à celui du polaroïd, la technologie est différente. PRYNT exploite un procédé thermique mais non optique. « Notre modèle de conception est donc plus adaptable en utilisant la technologie thermique par laquelle on chauffe le support papier, moins volumineux comparé à l’optique ». Pas besoin d’acheter l’encre comme avec une imprimante, elle est déjà incorporée dans le papier.
Pour acquérir ce matériel, il vous faudra investir 99 $, le support par contre sera vendu 0,30 cents par unité. Mais pour l’heure le produit est toujours en développement.


Par Berkeley via la Chine

Le projet a débuté en janvier 2014 dans l’orientation d’un master entrepreneuriat par l’école Polytechnique de Massy-Palaiseau. Les deux amis ont séjourné un semestre à Berkeley (Californie) et un semestre dans l’hexagone. Une période consacrée au développement de leur concept.
« Le deuxième semestre était réservé objectivement à la création d’entreprise, on nous a enseigné de quelle manière lever des fonds. Et nous avons abordé des professionnels qui ont partagé leurs expériences personnelles ». Dès leur sortie de l’Institut, les deux créateurs fondent leur start-up. Il sont donc propulsés par l’accélérateur Haxlr8r, un agencement structuré par des fonds américains experts dans le Hardware.
« On nous a élu sur concours. En contre-partie de la planification dont on bénéficie, comprenant 25 000 $ et un accompagnement soutenu, ils sont réinvestis dans le capital au niveau de 6 %. »
Tout le plan d’intégration se déroule en Chine, au cœur de la « Silicon Valley Hardware » de Shenzhen : « C’est vraiment divertissant d’observer cet endroit. On peut entre autre visiter des marchés consacrés à l’électronique comme on se rendrait à un marché fruits et légumes , on fait un choix de ses composants sur les étagères ».
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