Hollywood est en émoi après l'avalanche de révélations provenant des courriels piratés de Sony Pictures victime d'un récent hackage de sa base de données. Parmi les informations rendues publiques se trouvent notamment des commentaires déplaisants à l'égard du président américain Barack Obama ou encore de l'actrice Angelina Jolie.


On découvre ainsi dans les fichiers de Sony Pictures un échange écrasant entre la coprésidente de la société Amy Pascal et le producteur Scott Rudin. Ce dernier demande son avis à la n°2 de la firme concernant les questions qu'il poserait au président Obama lors d'un « stupide » repas de levée de fonds.
« Souhaiterait-il financer des #Films » ?, s'amuse Scott Rudin. « Cela m'étonnerait », rétorque Amy Pascal. « Je pourrais peut-être lui demander s'il a apprécié : 'Django' ? », la réalisation de Quentin Tarentino, Django Unchained. Le producteur continue en citant « 12 Years as a slave », qui parle d'un esclave dans une plantation. « Ou bien le Majordome », répond Pascal, faisant référence au récit d'un employé de maison noir qui a servi des lignées de présidents à la Maison Blanche.

Amy Pascale s'est excusée jeudi : « Les propos de mes emails avaient des allusions déplacées et sans considération mais ils ne sont pas le reflet de ce que je suis vraiment ».

« Etant donné qu'il s'agit d'échanges privés qui ont été espionnés, je suis entièrement responsable de tout ce que j'ai révélé et je souhaite m'excuser pour tous ceux que j'ai choqué », s'est-elle confiée dans un communiqué soumis au magazine Variety.

 Des infos sur les coulisses de Sony Pictures

Scott Rudin, qui est resté silencieux face aux sollicitations de certains journalistes, est aussi l'auteur d'un commentaire peu avenant envers la star Angelina Jolie entrevue pour le rôle de « Cléopâtre » : Jolie « une enfant gâtée dotée d'un talent limité », « je ne souhaite pas éliminer ma carrière pour une enfant gâtée, qui entreprend d'ignorer ses engagements (à propos de la réalisation du film) pour s'orienter vers son propre film », énonce t-il.

Confrontée à ces fuites peu élogieuses, Sony essaye de freiner l'onde de choc qui se répand dans le monde hollywoodien. Surtout que les fichiers piratés concernent les coulisses de la firme. On y découvre par exemple la rémunération des 17 dirigeants les mieux payés de Sony Pictures avec en début de liste le PDG Michael Lynton et sa coprésidente Amy Pascal avec 3 millions de dollars annuels. Mais également la diffusion sur #Internet de 5 films dont les inédits « Annie », « Still Alice » ou les pseudonymes employés par les célébrités pour la réservation de leur chambre d'hôtel. 

#Piratage