Les Français sont à la pointe dans le domaine des technologies innovantes appliquées aux sports et sont décidément promis à être des modèles dans le secteur des nouvelles technologies. Qui imaginerait aujourd’hui Amisco, la référence mondiale dans le domaine de l’analyse de l’accomplissement sportif est une société niçoise fondée en 1995 par Antoine David qui est le concepteur d’un récepteur optique qui suit minutieusement les joueurs sur un terrain de #Football.
Ou que Cityzen Sciences, une jeune entreprise lyonnaise a été sélectionnée par le nippon Asics afin de connecter par une méthode unique ses tee-shirts qui intègrent complètement des capteurs et connectiques énergétiques au textile.


« Dans l’Hexagone on possède la culture du secret », énonce Thomas Otton dirigeant de la communication chez Babolat, une marque innovante qui a propulsée en 2012 la première raquette connectée donnant la possibilité de transmettre des données sur la puissance de frappe. « Cette culture industrielle dans laquelle l’ingénieur est roi. On craint la concurrence et l’échec. C’est l’inverse de l’observation du Test and learn (tester et apprendre) en application dans le domaine des nouvelles technologies. Dans notre quotidien, tant que les fabrications ne sont pas totalement finalisées, on fait l’impasse, on ne peut pas innover », confie t-il.


Babolat a brisé ce dogme en médiatisant depuis janvier 2012 sur la sortie de sa future raquette, soit 2 ans et demi avant sa commercialisation. « Nos ingénieurs étaient un peu gênés », relance Thomas Otton, «cependant c’était pour engager nos joueurs, faire en quelque sorte du marketing participatif ».
Depuis six mois, son audience en tant que « raquette intelligente » atteste de cette stratégie. 5 000 articles ont été vendus sur les marchés tests avec un nombre important de concurrents qui se sont précipités dans la niche.


Transformer une 4ème position en médaille

Plus modéré que Babolat, la société Mac-Lloyd, une start-up parisienne de 15 employés qui a ouvert ses portes il y a 2 ans, est déjà sous contrat avec presque toutes les fédérations Olympiques hexagonales mais également des club de football, de handball et de rugby. Pour faire sa place parmi les grands, Mac-Lloyd a exploité les technologies actuelles dans le domaine des mesures mais en optimisant leur précision et les a ainsi miniaturisées. 
Son produit se vend entre 2 000 € et 3 000 € sous la forme d’un boîtier de 30 grammes, avec formation ad hoc. Programmable indéfiniment d’après les besoins, l’appareil peut mesurer les actions, les déplacements, les vitesses angulaires, etc … Cette technologie « peut conclure de faire la différence qui change une 4ème position en médaille », confit Pierre-Arnaud Coquelin le patron de Mac-Lloyd.


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